Éd. Ilelinroioh. dans 1»» vohnne cit*j ])lus haut
*i. É 1. Iw. MiiU^'r, d;ms les Scripta minora cités, t. IL
dont neuf seulement sont venus jusqu'à nous; sur la physiologie, le grand traité Des fonctions des organes dans le corps de rhomnie (Hepi Xfet'x; tûv £V àvOpaîrGu 9ci){i.dCTi (ju)pi^), en dix-sept livres, ouvrage qui a servi de fondement aux études médicales jusqu'au temps où elles se sont affranchies par l'observation. La pathologie était étudiée dans une série de traités spéciaux ; ces traités, Galien les avait résumés dans son.4r/ médical (Té^vn laTp'.XY)), célèbre dans les écoles du moyen âge sous le nom de « Microtechnum». EnQn, parmi les écrits nombreux relatifs à la thérapeutique et à la matière médicale^ il faut mentionner en première ligne la Méthode thérapeutique (MiôoSo; Ôepa-fiUTiXYi) en quatorze livres, qui fut le « Megalotechnum » du moyen âge; puis seize livres, do titres divers, sur les pronostics, et trois ou quatre compositions assez étendues sur les remèdes, formant ensemble plus de vingt-cinq livres.
Une si abondante production aurait absorbé toute l'activité d'un autre homme. Mais Galien, tout en écrivant sans cesse sur la médecine, trouvait encore nioven de s'occuper de logique?, de morale, même de grammaire et de rhétori(|ue.
La logique l'intéressait tout particulièrement. De tout temps, il avait été passionné pour l'art de la démonstration *; il le cultiva toute sa vie, non seulement en pratique, mais par des recherches de théorie. Son principal ouvrage sur ce sujet, le Traité de la démonstration {Wtol Tfjç aTuoSei^eo);), en quinze livres, est malheureusement perdu, ainsi que ses commentaires sur la logique d'Aristote et de Théophraste, ainsi encore que bon nom* bre d'écrits spéciaux sur le syllogisme, sur l'induction, sur les propositions nécessaires, etc. Il nous reste
1. Sur ses propres écrits» cil : OOcàv ovto); ÈanoCfiaTa (la^sîv à'nàvxMV TcpûTov à); TTjv àiro££tx7txT;v ôccopUv. Sur la logique (le GalicD, voir Prantl, Gesch. d, Lofjik, I, 559 et suiv.
GALIEN ; SES ÉCRITS 731 j^
uno brève réfutation du scepticisme de Favorinus (Hcpl ^'
T-r,; apiGTT); SiSxGXoXia;), un intéressant écrit Sur tes erreurs (llsp» ^u/Y-; àjjiapnï^i^TWv), qui forme la seconde partie du traité Sur les passiom et les erreurs (Ilepi ^uyîjç :7xOôv xal à(txfT7);i.aT<i>v) *, et un opuscule de médiocre valeur j
Sur les sophismes de mots (Hep î tûv xarà vry XeÇiv oof i(T(ta-
TWV) 2. ^'
La morale était représentée dans l'œuvre de Galien >
jpar environ vingt-cinq écrits, qui ont presque tous dis- S
paru. L'ouvrage le plus regrettable en ce genre sem- «f l>le avoir été le traité Sur les différents genres de vie
qui résultent de notre conception du souverain bien i (Oepl Tûv àîcoXou9(i)v éy,i<rro) tO.ci ^uùv); l'auteur y touchait nécessairement aux questions fondamentales de » la morale. -
En dehors de la logique et de la morale, Galien avait -encore abordé quantité de questions diverses de philosophie dans des livres perdus qu'il énumère lui-même ^ Enfin, il avait fait à ses heures de la critique littéraire et de la grammaire. Parmi les dix ouvrages relatifs à i
ces sujets dont il nous donne les titres*, cinq se rappor- I
taient à l'ancienne comédie, qui semble l'avoir particulièrement intéressé et dont il avait étudié de près le langage. D'autres touchaient à la question de Tatticisme : il avait composé, sous forme de lexique alphabétique en quarante-huit livres-, un recueil des mots usités chez les écrivains, attiques (Tùv rxpi toi; 'AttuoÎ; ouyypxçe'jciv
i. Gos (Unix écrits sont dans le second vol. des Scripta minora, où ils ont été édités par J. Marquardt, Lipsla3, 1884.
2 Dans 1<î tome XIV des œuvras comjd., édition de Kuhn (j». 582 sqq.) — Minoïde Minas a publié en 184&, (Paris, Didot) une Elva- ^uyr, StaXcxtixiQ attribuée à Galien, mais qui n'est pas do lui. Voir ;
Trantl, ouv. cité. Elle a été réé<litée par Kalbfleisch, Galeni intUlu^ î
lio logica, Lipsiîe, 1897. Bibl. Teubner. ;