‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 434 sur 605 · JUSTIN ; SES APOLOGIES · texte numérisé non relu

JUSTIN ; SES APOLOGIES

Les seuls de ses ouvrages subsistants qui soient certainement authentiques sont les deux Apologies et le Dialogue avec le juif Ti*yphon (Hpi; 'louSatov Tp'jçttiva

La première des deux apologies fut adressée, vers l'an 150, à l'empereur Antonin *. Autant qu'on peut démêler un plan sous la composition confuse de l'auteur, on voit qu'il réclame d'abord pour les chrétiens le droit d'être jugés sur leurs actes, comme tous les sujets de l'Empereur, au lieu d'être proscrits arbitrairement sur la simple attribution d'un nom. Entrant ensuite dans l'apologie proprement dite, il expose la morale chrétienne; puis il détaille les prophéties relatives au Messie et en montre la réalisation; enfin il fait connaître les principaux traits du culte que les chrétiens rendent à Dieu. Cette suite d'idées est troublée sans cesse par des redites et des digressions, qui la font perdre de vue. D'un bout à l'autre, l'auteur poursuit, à coté de son dessein principal, un parallèle entre le christianisme et le paganisme, qui l'amène à parler longuement des dieux du polythéisme, du rôle des démons dans leur religion, des mœurs païennes, de la philosophie grecque. Tout cela forme un écheveau singulièrement embrouillé, dont il est à peu près impossible de démêler complètement les fils. — La seconde apologie, n'est en quelque sorte tiu'un complément delà première-. Al'oc-

cipîile ôdition «1»^ Justin ost encore collo d'Otto, dans lo Corpus cAiô ci-dessus, i». 637. EIIm «'U forme les quatre premiers volumes ; les tomes I et II contiennent les œuvres authentiques; les tomes III et IV, celles que la critique a r»'jetées. L'édition de la Pairologie grecque^ de Mifîne, reproihiit celle d«» dom Marran, Paris, 1742. Les doux Apolo^âos ont été pul)li»^es par Braun, Bonn, 1830, 1800; 3c édit. revu<< par (.înth^rlet, Leipzig', 1883. Édition isolée de la pr<'niiére Apologie, par Kaye, Londres, 1889.

1. Prem. Apologie, c.h. xlvi : IIpo ètûv ixa-rov ir£VTy,xovT« Yevevvf,ff6ou TÔv XptaTÔv.

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