‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 46 sur 605 · Diog. L., X · texte numérisé non relu

Diog. L., X

6. VoL HercuL, IV. Cf. Gomperz, Hermès, XI (1876), p. 399-421.

DISCIPLES D'ÉPIGURE 71

Rappelons encore Colotès de Lampsaque^ ilont un écrit sur le bonheur fui rêfulé, quatre siècles plus tard, par Plularque. C'est son meilleur titre de grloire aux veux de la postérité *.

Dio£rène Laërce nous a ésralement conservé les noint

de Polyaenos, de Leonteus, d'Hérodote »à qui Epioure écrivit une de ses Lettres, de TinKK'rate de Lampsaque, il'Arislon, d'Idoménée, de quelques autres encore, qu'on trouve cités parfois chez les anciens. Ce ne sont iruère pour nous que des noms, mais qui ont eu de la célébrité, et qui nous montrent le rapide éclat jeté par Técole épicurienne, destinée d'autre part à durer tant de siècles.

Les affirmations tranchantes et souvent contradicloires de tant d'écoles hardiment dogmatiques devaient susciter une réaction sceptique. Elle se produisit au moment même où le stoïcisme et lépicurisme reculaient, pour ainsi dire, les limites du dogmatisme. Elle eut pour auteur Pvrrhon d'Élis-.

Pvrrhon, né vers 360, mort vers 270, fut d'abord peintre. 11 se tourna ensuite vers la philosophie de Démocrile, qui lui fut enseignée!par Anaxarque. Il accompagna celui-ci en Asie, à la suite de Tarmée d'Alexandre, puis revint dans sa patrie, où il se mit à enseigner le scepticisme pendant trente ou quarante uns. Il ne laissa aucun écrit. Il n'appartient donc à l'histoire littéraire que par ses disciples. Bornons-nous à caractériser en quelques mots son esprit et la nature de .son influence '.

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