‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 572 sur 605 · K. Sprengel, Gesch. der. Arzneikunde, t. II · texte numérisé non relu

K. Sprengel, Gesch. der. Arzneikunde, t. II

4. Art. de Wellmann dans Pauly-Wissowa {Alea:andt^Sy n« 101).

SYNÉSIOS 1043

fondée sur une pratique personnelle ^ Les autres ne sont plus guère que des compilateurs, qui abrègent les écrits de leurs devanciers. Citons^ parmi eux, d'abord Aétios, contemporain d'Alexandre de Tralles, et auteur d'un Cours de médecine ('larpuà), en seize livres, dont Photius nous donne une analyse détaillée (cod. 221)*; puis Paul d'Égine, le dernier des médecins grecs, qui parait avoir exercé son art à Alexandrie au vu® siècle. Sa Chirurgie a continué à être étudiée comme un témoignage des connaissances et des méthodes des anciens 3. Après lui, la médecine, comme toute science, prend (in dans le monde grec.

Sur les confins du néoplatonisme et du christianisme, se place, au début du v® siècle, un personnage secondaire, mais intéressant, en qui se révèle assez bien un des aspects de la société de ce temps. C'est Synésios, de Cyrène, d'abord païen, orateur et philosophe, puis chrétien et même évêque : homme remarquable, bien qu'il n'ait été supérieur en rien, et digne d'attirer l'attention par son talent, ses qualités morales, et les circonstances même de sa vie. Son œuvre formera pour nous comme une transition naturelle entre la littérature païenne et la littérature chrétienne, de ces derniers siècles.

Né vers Tan 370, à Cyrène, Synésios était issu d'une des meilleures familles delà Pentapole *. 11 fut élevé

i. Éd. de Puschmann, en 2 vol., Vienne, 1879. ,

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