‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 574 sur 605 · Hymne m, v · texte numérisé non relu

Hymne m, v

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SYNÉSIOS 1045

pliilosophie. Le goût de la retraite était dominanten lui, mais ne rcmpèchait pas de s'occuper des affaires de la ville et de sa province. La Pentapole avait à souffrir des irruptions des bandes barbares du voisinage et aussi des caprices d'une administration despotique. Synésios organisa la résistance aux brigands et usa de son influence en faveur du bien public. Il n'était pas encore chrétien, mais il inclinait de plus en plus au christianisme, sans doute sous Tinfluence de sa femme, et en cédant d'ailleurs à un mouvement général de l'opinion. En 409, révéché de Ptolémaïs étant devenu vacant, la voix publique le désigna pour ce poste, qui devait faire de lui le Métropolitain de la Pentapole. Il n'est pas certain qu'il eût encore reçu le baptême. Mais l'opinion distinguait mal entre le néoplatonicien mystique, sévère pour lui-même, secourable à tous, et le chrétien de profession. On voulait un évéque qui eût une grande situation sociale, une vertu et un talent reconnus, qui sût agir et parler : Synésios était l'homme nécessaire. Il le sentit lui-même et se résigna par dévouement, non sans scrupule. Le choix définitif dépendait du patriarche d'Alexandrie, Théophile. Nous avons la lettre que Synésios écrivit alors à son frère Knoptios, chargé, sans doute, de le représenter à Alexandrie dans celte négociation. 11 V fait très lovalement ses réserves, tant sur la doctrine que sur la discipline : il ne veut ni renoncer à ce qui lui paraît vrai, ni rompre son mariage *. Nous ne savons pas au juste comment ces difficultés furent résolues. Toujours est-il que Synésios devint évêque ^.

Son épiscopat semble avoir été court, mais singuliè-

\. Letlre 105. Ses réserves de doctrine portent sur trois points. Il n'admet ni que l'Ame naisse après le corps, nique le monde puisse périr, ni que les corps doivent ressusciter.

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