INSTRUMENTS MUSICAUX
même des tragiques grecs, c'était encore la flûte « mince et grêle, percée de peu de trous, bonne seulement pour diriger et soutenir le chant des chœurs : »
Tibia Don ut nunc orichalco viacta tubicquo iEmula, 86(1 tenais simploxque foraminc paiico, Adspirare et adesse choris erat utilis i.
Il y eut aussi, à côté de la cithare proprement dile^ d'autres instruments à cordes, ceux par exemple qu'on appelait sambyx^ barbitos^ pectis, magadis, La sambyx était l'instrument d'Archiloque ; le barhitos, celui des Eoh'ens. On croit y reconnaître des instruments d'origine orientale, plus ou moins modifiés par les Grecs ^. Quelle qu'en fût lorigine, il est évident que c'étaient des instruments surtout locaux , particuliers à certains cantons de la Grèce et à certains genres lyriques, et qui, n'étant jamais devenus d'un usage universel, furent vite négligés et oubliés. Les anciens eux-mêmes, à l'époque Alexandrine, en parlent quelquefois d'une façon assez vague ^.
Les Grecs se servaient de leurs instruments de deux manières différentes, comme les modernes : tantôt en virtuoses, sans accompagnement de voix, et tantôt au contraire pour soutenir les chants d'un soliste ou ceux d'un chœur.
On appelait citharistique et atilétique * la musique purement instrumentale exécutée sur la cithare ou sur la flûte ; on appelait ciiharédie et aulédie ' Tassociation du