Simonide, fragm
2. Horace, Épodes, 14, y. 12 ; Ovide, Art d'aimer, III, 330 (vinosi Teia Musa senis),
3. Sur les poèmes anacréontiques, cf. Welcker, Kleine Schriflcn, t. II, p. 356-392.
4. Ces derniers sont appelés aussi demi-sénaires (T)(i(a(i6sTa)* Deux pièces seulement (20 et 49) sont en vers phérécratiens.
Hitt. de la Litt. grecqoi. — T. IL 17
iiel Tamour et le vin, comme les poésies véritables d'Ânacréoii.
Que toutes, d'abord, ne soient pas authentiques, c'est ce qui est évident à première vue. Dans trois d'entre elles, il est question d'Anacréon comme d'un maître et d'un ancien ^ D*autres sont données par le manuscrit lui-même comme Tceuvro d'un certain Basilios (ou Basilicos) et d'un certain Julien ^ Ailleurs, le poète parle de la peinture rhodicnne ^; ailleurs encore, de la rhétorique *; ou bien des Parthes '. Il y a même tel de ces chants dont la versiQcation est si bizarre que Ton est tenté d'y voir une première apparition du vers politique cher aux Byzantins ^
Il est facile d*aller plus loin encore; on peut se convaincre sans beaucoup de recherches que la grande majorité de ces poèmes n'est pas d'Anacréon.
Si Ton interroge d'abord la tradition, il faut noter que Suidas, énumérant les œuvres d'Anacréon, met à part les poèmes « dits anacréontiques » (ri xaXo'j;x8va 'Avaxpeovreta) : au temps où ces mots furent écrits, on distinguait donc entre les poèmes en question et les œuvres authentiques. Voici qui est plus important. Parmi les quelque cent quatre-vingts citations que les anciens ont faites d'Anacréon, il n'y en a que deux, de date assez récente, qui puissent se rapporter à ces poèmes; encore l'une d'elles est-elle douteuse. Celle-ci est d'Héphcstion le métricien (siècle des Antonins), qui cite quelque part comme d'Anacréon deux vers reproduits à peu près
1. No* i, 20, 39, Pindarc est nommé à côté d'Anacréon dans la seconde do ces trois pièces.