‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 228 sur 467 · Hérodote, I · texte numérisé non relu

Hérodote, I

7. AtOupaiiêov irpÛTOv àv6p(oira>v twv t)|i,iT< ?8|iev icoti^aavTdt ts xal ivoftâoivTa xal 8c6cxE2VTa êv KopîvOto, dit Hérodote, I, 23. Opinion sembUblo TAristote, dansProclus, Chreslom.^ p. 244 (Seript. meirici, Westph.); e passage de Suidas est à peu près calqué sur cehii d*Hérodol6» atee [uelques fautes (cf. H. Weil, Journal des iavanitf 1890, p. 48). — Arion

Hist. de la Litt. grecqoe. — T. II. 20

g06 CHAPITRE VI. — LYRISME CHORAL

amassa, dit Hérodote, beaucoup d'argent. Quand il voulut revenir en Grèt^o, il prit passage à Tarente sur un navire corinthien. Mais on sait Thistoire de ce retour : les matelots voulurent le tuer pour, le dépouiller de ses richesses; Arion obtint de chanter une dernière fois en s*accompagnant de la cithare : il chanta le nome orthien, dit Hérodote, et se jeta à la mer vêtu de son riche costume de citharède. Tandis que le navire s'éloignait, un dauphin, charmé par la musique d'Arion, le recuoillit, le transporta au cap Ténare, et lui sauva ainsi la vie. Arion revint à Corinthe où il Gt punir ceux qui avaient voulu le mettre à mort. Un petit monument ea bronze, déposé dans le temple du cap Ténare, y conservait encore, au temps d'Hérodote, le souvenir de ce fait extraordinaire ^ Quelle réalité se cache sous cette légende? Estelle née d*un monument figuré mal compris? ou, comme il arrive si souvent aussi, de quelques vers du poète lui-même interprétés à contre-sens ? Élien rapporte comme étant d*Arion des vers où le poète, dans un hymne à Poséidon, rappelait cette aventure ^. Si les vers étaient authentiques, il faudrait y voir la source do la légende; mais il est impossible de les accepter pour tels. Sans parler de certaines formes de métrique et de style qui suffiraient à les rendre suspects aux bons jugés, la description môme du sauvetage y est trop précise pour qu'on y pût voir aisément ce qu'il faudrait y voir s'ils étaient authentiques, une simple allégorie ^ On est donc obligé de regarder ces vers comme un morceau de date

a nommé le dithyrambe, selon Hérodote, comme Homère et Hésiode uni donné aux dieux leurs surnoms (II, 53) : le nom imposé et consacré est la marque de Torganisalion dôûnitive.

1. 'Aptovoc âarl âvaôy||jLa x^Xtuo^^ oO {ki^oL iiti Taivàpti), ini ScXçTvoc iiccùv avOptono; (Hérodote, l, 24).

2. Élien, Ilisl. des Anim,, XII, 45; Bergk, Poet. lyr, gr,^ t. III, p. 80 (872 de la 3« édition).

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