‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 266 sur 467 · POÈTES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

POÈTES SECONDAIRES

ovx à^Éyovra npotr-^lOé pu Kriîa. fXyapix ^.

Tynnicbos de Chalcis, d*ailleurs inconnu, est Tauteur d'un péan célèbre que Platon, lui empruntant les mots mômes dont il s'était servi, appelait « une trouvaille des Muses % » et qu'il considérait comme « le plus beau peut» être de tous les chants. »

Lamproclès, Âtbénien, avait composé des dithyram* bes ^ Mais il était surtout connu par un hymne à Pallas dont Aristophane loue fort l'inspiration généreuse ^.

ApoUodore et Agathoclès, qui furent, dit-on, les maîtres de Pindare ^ ne sont plus que des noms. Il en est de môme de Kydias, auteur de poèmes d'amour, sem» blc-t-il, auxquels Platon, dans le Charmide^ emprunte une citation ^

Reste enGn le petit groupe des femmes poètes : les Béotiennes Corinne et Myrtis, l'Argienne Télésilla, TAchéenne Praxilla. Cette floraison de poésie féminine est la dernière de cette sorte qu'ait vue la Grèce, La civilisation attique, qui désormais devait prédominer, refusait à la femme l'indépendance nécessaire à la culture de l'art. C'est dans les races non attiques que Ton vit une

1. J*écris oûx àXéYovTtt, au lieu de oOx l6éXovTa, donné deux fois par les mss., mais qui ne paraît guère satisfaisant. Le sens est : C«ûz mp aggressa est garrulitas nil morantem ; nil morantem me aggressa éiU Ceia garrulitas.

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