‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 274 sur 467 · Plutarque, Pélopidas, c · texte numérisé non relu

Plutarque, Pélopidas, c

3. Cf. L. Schmidt, p. 79. — Dans le livre de L. Schmidt, chaque ode de Pindare est étudiée à son rang chronologique, autant qu'il est possible de l'établir.

Hitt. de U Litt. grtc^ac. ^ T, II. 24

politique, soit comme soldat, un rôle vraiment actif. Mais, sans se mêler directement à la politique, il était bien difficile que la Muse n*y touchât pas par quelque endroit, quand la liberté même de la Grèce était en jeu et quand tous les cœurs étaient tenus en suspens par l'attente des événements. Polybe accuse formellement Pindare d'avoir, dans ces circonstances, encouragé les dispositions antipatriotiques de ses concitoyens S et il cite à titre de preuve des vers tirés d'un de ses hyporchèmes *. L'autorité de Polybe est grande. Il semble pourtant qu'ici, dans son aversion pour la politique des aristocraties grecques, il ait indûment chargé le poète thébain. Les vers cités par Polybe se rapportent à la guerre civile. Il est probable que la démocratie thébaine, favorable h l'indépendance nationale, frémissait sous le joug des aristocrates et songeait à le secouer ^ Pindare exhorta les Thébains à la concorde, et si, en soutenant le pouvoir de l'aristocratie, il se trouva favoriser le parti antinalional, ce ne fut du moins que tout à fait indirectement. Rien ne prouve d'ailleurs que, dans l'aristocratie même, il n'appartint pas à la fraction modérée, amie de la cause nationale. 11 y a, on effet, dans la vie de Pindare, d'autres . circonstances qu'on ne saurait guère expliquer sans cela. D*abord, il semble bien qu'il ait passé hors de Thèbes, dans la patriotique Egine, presque tout le temps de la seconde guerre niédique *. Ensuite, c'est un fait très certain que Pindare a beaucoup loué Athènes de son rôle dans les guerres médiques \ II lui a prodigué les éloges, et Athènes, dit-on, l'en récompensa magnifiquement ^. A

d. Polybe, IV, 31.

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