Pylh.f II, 123 sqq., et le scholiaste
5. Il nous a lui-môme transmis les noms de deux de ces auxiliai* res, appelés Nikésippos {Isthm., II, 68} et Énéas (Olymp,, VI« 149). CL Poésie de Pindare, p. 97.
fil en Sicile, vers 473, pour se rendre à Syracuse auprès de Hiéron. Il était déjà depuis plusieurs années en relations avec le tyran de Syracuse, mais il n'avait pas voulu faire le voyage. Quelqu'un lui demandant pourquoi il n'allait pas en Sicile, comme Simonide : « C est, dit-il, que je veux vivre pour moi, non pour les autres *. » Ces refus et ces déGanccs finirent par céder à de nouvelles instances do Iliéron. 11 vit Syracuse et TEtna, et parcourut les principales villes de la Sicile, Agrigente, Uimère, Camarine. Son séjour dura probablement plusieurs années, sans qu on puisse en fixer les limites avec certitude. — En 465, il composait pour le roi de Cyrène, Arcésilas, la IV® et la V* Pythique. L'importance de ces deux poèmes et quelques mots pittoresques sur Cyrène, où semble se trahir le langage d*un témoin oculaire, peuvent faire croire qu'il alla auprès d'Arcésilas. — Les anciens nous parlent encore d'un roi de Macédoine, Alexandre P% fils d'Amynlas, comme d'un admirateur et d'un liôle de Pindare -. Cet Alexandre, surnommé le Philhcllène, fut chanté par le poète dans des odes dont il ne nous reste que des fragments très courts ^ On sait que c'est en souvenir de ces relations de Pindare avec son ancêtre que le grand Alexandre, au siècle suivant, épargna dans le sac de Thèbes la maison du poète lyrique *.
La dernière ode que nous puissions dater avec exactitude est la viii* Pythique, adressée à un Éginète on 449. Pindare mourut, dit un biographe, à quatre-vingts ans, par conséquent en 4 il. Une vieille épigramme, citée par Eustalhc, rapporte que la mort le surprit à Argos, où il B*était sans doute rendu pour quelque fête^