‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 284 sur 467 · Pi/th, VIII · texte numérisé non relu

Pi/th, VIII

do sa pcniséc, mille erreurs sont suspendues ^ » Puis, heureux ou malheureux, tous finissent par mourir : le t( flot d'Adès » arrive enfin 2, et frappe le riche comme le pauvre \ On pourrait multiplier indéfiniment ce genre de citations. La vni® Pythique, en particulier, est tout entière, selon la forte expression d'un scholiaste, comme c( une lamentation sur la vie humaine ». Qu'on ne 8*y trompe pas cependant : Pindare est, malgré tout, le chantre de la vie heureuse. Les biens qu'il célèbre n'ont rien de raffiné : c'est la jeunesse, qu'escortent la beauté et Tamour ; c'est la richesse, la puissance, la gloire. Il forme son idéal des brillants spectacles que la réalité lui offre : c'est à Olympîe, a Delphes, à Némée qu'il en trouve les éléments, dans « l'armée » glorieuse des robustes athlètes et des riches possesseurs de chars rapides. Ajoutons qu'à la fois par l'effet des circonstances et par la tendance propre de sa nature, c'est surtout le côté vigoureux et grand de ces choses qu'il célèbre : la jeunesse robuste et « bouillonnante^ » ; la beauté, signe de la force et du courage ^ même chez des femmes comme la nymphe Cyrène ou l'héroïne Hippodamie; l'amour chaste et noble ^ ; la richesse bien employée; la puissance royale juste, douce, clémente ^ ; la gloire enfin, « Taimable gloire », gagnée par le courage et par la vertu, et qui remplit toutes ses odes.

La mort même n'est pas sans espérance. Outre que la gloire en adoucit la rigueur, la destinée de l'homme ne finit pas au bord du tombeau. Dans la 11® Olympique, Pin-

i. Ohjmp, VII, 43.

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