‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 299 sur 467 · Ibid., Sic · texte numérisé non relu

Ibid., Sic

4. Le lyrisme antérieur à Pindare en use beaucoup aussi, moins pourtant quo Pindare ; dans la tragédie attiquo, cette manière de parler devient très fréquente, surtout dans les chœurs.

d'Aristote, est souvent hyperbolique. Cela cooTient à la grandiloquence du lyrisme de Pindare.

Do même encore, il aime, comme Buffon, le mot « le plus général ». II préfère au mot précis, mais vulgaire, qui désigne Tobjet comme par son nom, un terme plus général qui le laisse voir sans le montrer, qui le débarrasse du cortège des idées accessoires et communes pour n'en faire connaître que l'essence, et qui le rattache au genre abstrait dont il fait partie. De là cet usage si fréquent des mots Ti[i.à, '/api;, yépa;, pour désigner la victoire remportée par son héros. De là tant de périphrases, aussi riches en mots abstraits qu'en images, cipiGOap[taTay yépaç, èf](fùf((3n xaXGv eooSoi, etc., intraduisibles en français, mais pleines de sens et d'éclat. Tout cela ennoblit Tcxpression et Tidéalise. Le style de Pindare est essentiellement idéaliste et noble, avec une hardiesse continue.

Ses épithètes sont de deux sortes : les unes simples, consacrées, homériques, pour ainsi dire : par exemple quand il appelle Thèbcs « la cité au char d'or », ou Athènes « la cité couronnée de violettes » ; les autres neuves et personnelles, vraiment lyriques, exprimant soit un caractère permanent des choses (mais alors, presque toujours, un caractère plus intime et moins facile à découvrir que celui qui donne naissance à Tépithèlo homérique), soit plutôt un caractère fugitif et inattendu, une rencontre d'idées et d'objets toute particulière. Par exemple, dans le premier groupe, jjtcyàvwp 7r>x)v)To;, « la richesse qui grandit les hommes » ; — dans le second, des trouvailles comme XiOivo; OavaTO; *, la mort que Persée apporte aux gens de Sériphos pétrifiés par la tète de Méduse; Ooxv axTïva*, le rayon de gloire obtenu par la vitesse des coursiers. Ailleurs, par une alliance de mots des plus hardies, il appelle Médée ^ la mort » ou « le meurtre »

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