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i. Athéuce, IV, p. 176, E et suiv.
laid quand il soufflait dans la flûte, les joues gonflées et déformées. L'invasion de l'art nouveau continua cependant, lente sans doute, mais irrésistible. Apollon et Athéné, pour éviter de s'avouer vaincus, durent passer du côté de l'ennemi. On finit par dire qu'Apollon avait inventé la flûte*, cl Athéné l'espèce de mentonnière dont les flûtistes s'entouraient lobas des joues ^. L*Ionie était conquise. Au temps d'Homère^ la cithare dominait sans conteste : la flûte ne parait dans V Iliade que comme un instrument tout à fait populaire, à côté delà syrinx. A la fin du viii® siècle, la flûte agrandie et perfectionnée est devenue la rivale de la cithare : elle anime toutes sortes de cérémonies religieuses ou profanes, et suscite l'élégie ^. Bientôt, au lieu de lutter contre lacithare, elle s'associe avecelle, et dans les grands poèmes lyriques du vi® siècle les deux instruments s'unissent pour charmer les auditeurs des Simonide et des Pindare.
Voilà les faits dans leurs grandes lignes. Peut-on entrer dans plus de détails, retrouver des noms propres, fixer l'ordre des inventions ? Ecoutons d'abord les récils des Grecs.
Toute cette histoire, à leurs yeux, se résume dans trois noms: Hyagnis, Marsyas et Olympos*. Avec les deux premiers, nous sommes en plein mythe, et il n'y a pas lieu de s'y arrêter. Le troisième nom au contraire représentait des souvenirs plus précis, plus historiques, et l'on cherchait à fixer la date du personnage. Mais comme cette date était fort incertaine, comme d'ailleurs les in ven-