Fragm. 24 (MuUach
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3. Borgk, il est vrai, entend le mot pXYi(TTpîCovTeç au figuré et ne voit là qu'une allusion à la gloire du poème philosophique de Xénophane, répandue par toute la Grèce. Il faudrait alors considérer ce poème comme une de ses premières œuvres : c'est peu probable, surtout si l'on place la naissance de Xénophane, comme fait Bergk, en 620; car Xénophane aurait alors écrit avant Anaximandre, dont Théophraste dit au contraire qu'il connut le système (Diog. Laërce IX, 21).
de Pythagore, n'était pas uniquement un philosophe ; il était plutôt, par profession, un poète; il avait composé dos élégies, un poème semi-historique sur la fondation de Colophon, un autre sur celle d'Élée ; puis des ïambes et des parodies ^ Lui mémo récitait ses vers en public, comme un rapsode^. On comprend que, lorsqu'il voulut exprimer ses idées sur la nature, il ait été amené naturellement à employer la forme poétique.
Dès sa jeunesse, à Colophon, ildut entendre parler beaucoup des recherches nouvelles de Thaïes et d*Anaximandre. Esprit curieux, à la fois enthousiaste et un, il ne pouvait manquer do s'intéresser à ces spéculations, dont le souvenir se retrouvera d'ailleurs dans son propre système. Mais il est probable que c'est surtout en Sicile et en Italie qu'il devint philosophe, quand le voisinage du Pythagorisme florissant l'obligea, pour ainsi dire, à y regarder do plus près. Le caractère même de sa philosophie, grave et religicuso, semble indiquer qu'elle est le fruit d'un âge plutôt avancé. En outre l'influence de la doctrine pythagoricienne, soit qu'il s'en rapproche, soit qu'il la combatte, n'y peut être guère méconnue'.
Le poème philosophique de Xénophane, intitulé probablement Ilepl f udio;, était en hexamètres. Il ne nous en reste qu'une quinzaine de fragments formant en tout à peu près trente vers. On peut y ajouter quelques vers encore dont la pensée est philosophique, mais qui semblent avoir appartenu à d'autres ouvrages, à des élégies ou à des parodies *. C*est assez dire que le système de Xéno-