‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 388 sur 467 · Diogène Laërce, ibid., 'M · texte numérisé non relu

Diogène Laërce, ibid., 'M

EMPÉDOGLE 623

losophes antérieurs, dont il a connu et librement corrigé les systèmes. Il était en outre curieux de médecine et de science pratique : les Sélinontins étant affligés de la peste, il assainit le pays en y amenant à ses frais de l'eau plus pure ^ Il s occupait aussi des maladies de l'àme, pour lesquelles il composait, en vrai mystique, des chants de puriBcation (xaOap|i.oi) , et paraît avoir associé à cette activité si variée un appareil étrange qui ferait douter du parfait équilibre de son esprit. Il aimait à se vêtir de pourpre, à se couronner d'un bandeau d or ; il laissait flotter sa chevelure, se faisait accompagner d'un cortège de jeunes gens, et traversait les villes monté sur un char -. Ce ne sont pas là do vaines légendes. Ses propres vers nous le montrent sous cet aspect, promettant la guérison de tous les maux, entouré d'une pompe bizarre et se donnant lui-même pour un dieu ^ Un personnage de ce genre ofl'rait à l'imagination des faiseurs de biographies une belle matière ..aussi la sienne fut-elle enrichie d'aventures de tout genre. Sa mort, en particulier, était racontée de diverses manières. Selon les uns, il avait disparu mystérieusement après un orage : il était devenu dieu comme Romulus ; selon 1ns autres (et c'est le récit le plus connu), il s'était précipité dans le cratère de l'Etna qui avait rejeté une dv ses sandales ^. Aristote nous apprend qu*il avait alors soixante ans ^ — Il laissait, en dehors des KaOap{i.oî, un grand poème Sur /a Nature (llepi ç'j'jeft);, en trois livres probablement), un poème sur la médecine ('Iirpix6;), et divers autres ouvrages moins importants. Le tout formait plusieurs milliers de vers : il nous en reste

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