Poét.^ c
mon discours, je montrerai deux choses : d'un côté, l'Un se formant par Paccession de plusieurs, de Pautre, le Multiple sortant de PUn qui se divise ; le feu, Peau, la terre, la molle hauteur de Pair, puis, à part, la Discorde funeste, égale à chacun d'eux, et parmi eux PAmour, égal aussi en longueur et en largeur *...
Tousces principes sont égaux par Pétendue et par l'âge; mais chacun a sa dignité propre et sa fonction, chacun son caractère. Tour à tour, ils dominent, le cercle tournant sans cesse, et, suivant des vicissitudes fatales, ils s'effacent ou grandissent, se transformant Pun dans l'autre. En dehors d'eux, rien ne naît ni ne périt ^...
Ainsi, dans le cercle solide de PAmour, repose avec stabilité le Sphéros arrondi, heureux de l'immobilité qui le maintient. Mais, quand la puissante Discorde, grandissant au milieu môme de ses membres, se fut élevée jusqu'à Phonneur et au pouvoir par la révolution du temps, selon Pallernative fixée pour chacun par le Serment inébranlable, alors la guerre successivement régna dans tous les membres du dieu '.
Tout cola est précis à la fois et vivant. Voici qui est pittoresque et très ingénieux :
Quand les peintres, savamment instruits dans leur art, font un tableau pour l'offrir à un dieu, ils prennent dans leurs mains des substances diversement colorées, ils les mêlent suivant Pharmonie, plus des unes et moins des autres, et avec elles façonnent des images qui reproduisent toute la variété des êtres *, ils font des arbres, des hommes et des femmes, des bêles sauvages, des oiseaux, des poissons nourris au sein des eaux, et des dieux à la longue existence, comblés d'honneurs. De môme, ne laisse pas ta pensée s'égarer, au point de croire qu'il y ait ailleurs * aucune autre source des êtres mortels, quelque innombrables qu'en soient les espèces, mais retiens fermement celte parole, que la divinité elle-même te fait entendre 5.
4. Ailleurs quo dans les quatre éléments diversement môles et combinés.