Hérodote, II
près les guerres raédîques *. N'ayant pu persuader aux Ioniens de rester en paix, il continua de leur donner d'utiles conseils. Après leurs premiers échecs^ il essaya de les déterminer à occuper l'ile de Léros pour en faire le centre de leur résistance ^ Il ne fut pas mieux écouté cette fois que la précédente et vit ses craintes justiGées par le désastre de Ladé. Quand la défaite de ses compatriotes fut définitive, il s^entremit du moins auprès du satrape Artapherne,et parvint à obtenir pour eux des conditions plus douces que celles qui leur avaient été d*abord imposées ^ Toute sa conduite, on le voit, est celle d'un ferme, prudent et judicieux esprit, qui ne s*exalte ni ne s'abandonne. — 11 avait écrit deux ouvrages : des GeWa- /o^2^5 (appelées quelquefois aussi, par abus, Histoires)^ et surtout une Description de la Terre *, qui eut une immense réputation. Heraclite, quelques années plus tard, citait Hécatée à côté d'Hésiode, de Pythagore et de Xénophane, parmi les plus savants des Grecs \ Hérodote a sans cesse son livre présent à l'esprit. Enfin, au iv® siècle encore, Kerkidas de Mégalopolis, législateur et poète S s'estimait heureux de mourir à la pensée de rencontrer dans l'autre monde des hommes comme Pythagore, Olympos, Homère et Hécatée ^.
Les Généalogies^ par le titre et par le sujet, se rattachaient directement à la tradition des logographes antérieurs. Elles comprenaient au moins quatre livres ^ Le récit