Vie d'Euripide
6. G. Millier, t. I, p. xxvi. L'authenticité d'un certain nombre de ces écrits était tenue pour suspecte dès l'antiquité (Athénée, XIV, p. 652, A) ; nous n'avons plus aucun moyen de distinguer entre eux à cet égard.
7. Quelques modernes (cf. Sittl, t. IL p. 362) attribuent ces ouvra-
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temple dAmmon ^ Persiques^ Scylhiques^ etc.) devaient présenter un caraclère en partie géçgrapliique et contenir des descriptions de pays, des études de mœurs en môme temps que des histoires proprement dites. Le plus intéressant pour nous dans toute son œuvre, c'est son Atlhide ou Histoire attique^ mentionnée par Thucydide ^ Le grand historien reproche à Hcllanicos sa sécheresse et son défaut do précision dans la chronologie. Nul doute que le reproche ne fût fondé. Mais il n'en reste pas moins vrai qu'IIellanicos, qui avait débuté, selon toute apparence, par les origines d'Athènes, avait conduit son récit jusqu'aux événements tout à fait contemporains : il y racontait la période de cinquante ans qui sépare les guerres médiques de la guerre du Péloponnèse. Pcut-èlre même avait-il raconté celle-ci, s*il est vrai que la mention des Arginuses se trouvât dans Tllistoire Attique *. Les premiers logographes racontaient plutôt les fondations des cités (/.TÎae».;). L'iiistoire, avec Ilellanicos, commençait à descendre de la région des mythes et à marcher sur le terrain plus solide des faits contemporains. C'était encore une exception, même chez Uellanicos; et une exception qui, paraît-il, n*avait pas été toujours mise en pratique de la manière la plus heureuse. Mais c'était aussi un exemple. La vérité des récits d'IIellanicos a été quelquefois attaquée par les historiens postérieurs qui se trouvaient en désaccord avec lui ; il ne paraît pourtant pas
gcs à un grammairien postérieur portant le môme nom. Il est question de Kapv'ovîxai en prose et en vers (fragm. 85, Millier; Schol. Arisloph., Oiseaux, 1403); l'ouvrage en vers est très proliablement apocryphe, mais rien no prouve que l'autre ne soit pas authentique.