‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 69 sur 467 · Fragm. 12; dans Stobée, Floril, LI, i et · texte numérisé non relu

Fragm. 12; dans Stobée, Floril, LI, i et

L'àmo belliqueuse de Sparle revit dans ces élégies. La conception de la vie humaine qui s'y manifeste est très particulière et très étroite : c est celle d'une cité qui est un camp. Dans ces conditions, la vie n'est ni variée ni brillante ; mais elle peut être héroïque et sublime. Les vers de Tyrtée sont un des plus énergiques encouragements au patriotisme que présente la littérature, et aussi Tun des plus simples, l'un de ceux qui, par la clarté de la forme et la vivacité de Timage, sont le plus assurés de trouver toujours et partout Je chemin du cœur. On comprend que Sparte continuât do chanter ces nobles vers S qu'Athènes elle-même, au temps de Socratc et de Xénophon, les fît apprendre par cœur à la jeunesse ^, et que Torateur Lycurguo, voulant évoquer Tidée la plus pure du courage, les ait cités.

L'élégie se plie à tons les sentiments et à tous les tons. Après Tyrtée, voici Mimnerme ; après le rude patriotisme de Sparte, le scepticisme voluptueux et mélancolique de rionie '.

Mimnerme était de Golophon ^. Il vivait, selon Suidas, dans la 37® Olympiade (633-629), « un peu antérieur aux sept sages, ou, suivant quelques-uns, leur contemporain. » Solon, qui l'avait peut-être connu dans ses voyages, lui adressa des vers*. Mimnerme était probable-

Page 1