‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 72 sur 467 · MIMNERME · texte numérisé non relu

MIMNERME

Que faul-il entendre par ces souffrances du poète ?Nanno rejeta-t-ellcson amour? f.ui préfora-t-elle cet Hermobios et ce rhérèclcsdontHennésianax, dans le même passage, cite les noms d'une façon assez obscure? Autant do problèmes insolubles. Sur une vingtaine de fragments qui nous restent de Mimnerme, pas un seul ne parle de Nanno *. Nanno était une joueuse de ilùte - ; Mimnerme, suivant llermésianax, Taimaet la chanta: c'est tout ce que nous en pouvons savoir. Encore Taulorilé d'Hermésfanax est-elle légère : car il parle aussi de l'amour d'Homère pour Pénélope et de celui d'Hésiode pour IIoiyi. L'amour de Mimnerme pour Nanno serait-il par hasard de mémo sorte? Quelques-uns inclinent à le croire ^ C'est peut-être jîousser trop loin le scepticisme; le litre même donné au recueil des élégies de Mimnerme est une sorte de garantie. Quoi qu'il en soil, si cet amour, comme il est probable, s'est exprimé quelque part en vers passionnés, nous ne pouvons plus en juger. Ce n'est plus comme le poète d'une passion particulière que Mimnerme nous apparaît ; c'est comme le chantre de Tamour en général, du plaisir et de la jeunesse.

Quelle vie, quel bonhour sans la brillante Aphrodite? Puissejo mourir avant de perdre le souci de ces douces choses, secrètes amours, aimables présents, couche amoureuse, belles Heurs de la jeunesse, chères à Thommeet à la femme^ ! Quand arrive la vieillesse douloureuse, qui confond la laideur et la beauté, Phomme est déchiré de cruels soucis ; les rayons du

i. Bergk attribue à Mininoniie, avec raison, los vers 1055-1018 du recueil do Théognis; mais la n'Slitutioii qu'il y pro|»os<' du nom do Nanno est douteuse.

2. Tr,v Mt|xvép[io'j aùXr.Tpioa Navvo'j. x\théiiée, loc. cit.

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