‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 125 sur 514 · Idylle VIU · texte numérisé non relu

Idylle VIU

t. Cf. Legrand (p. il3 el suiv.), qui montre avec floesse et précision l'impossibilité de représenter sdf une Bcéne les plue dramatiques des mimes de Thâoci'ite, et le • caractère livresque i de son lyrisme.

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THÉOCRITE POÈTE ET ÉGBlVàlN 203

vient au dialogue familier. Il se déroulera en périodes, se formera en strophes plus ou moins longues, se rÉpôtera en refrains, se divisera en membres courts au gré des interlocuteurs. 11 y a, cliez Théocrite, des vers qui ont l'ampleur d'un vers homérique; d'autres ont une vivacité toute nouvelle. Cette vivacité légère vient surtout des coupes. La coupe dite « bucolique », qui suspend la phrase sur un dactyle après le quatrième pied, est particulièrement caractéristique; Tliéocrite ne l'a pas inventée, mais il en a fait un usage plus fréquent que personne, parce qu'elle répond à merveille à l'allure de sa phrase, comme nous le verrons tout à l'heure. De même, il s'amuse sans cesse à briser l'Iiarmonie solennelle du vers épique par des accumulations de petits mots, par des césures inattendues. Ses lins de vers surtout sont souvent très amusantes '. L'hexamètre ainsi manié devient un vers tout nouveau, une création d'artiste supérieur, merveilleusement adaptée à son objet.

Le style n'est pas moins habile ni moins neuf.

Théocrilo écrit d'habitude en dialecte dorien. Seules, la pièce des Dioscures et celle d'Béraciès tueur du lion sont en ionien, plus ou moins pur. Les raisons de ce chois sont faciles à voir : elles tiennent à la nature des sujets. Quelques autres, imitées des poètes de Lcsbos, sont en éolien : mais la plupart sont en dorien, pour deux motifs : c'est d'abord que le niîme, pastoral ou non, est dorien d'origine, et ensuite que Théocrite est dorien lui-même. Ce dorien est d'ailleurs plus ou moins populaire. Dans VÉpithalame d^ Hélène, dans les deux hymnes, dans les idylles, le dialecte est plus relevé, plus mêlé d'ionismos, plus semblable à celui des lyriques classiques; la raison en est évidente. Dans les mimes,

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