VI, ï; VII, 98; BU
T. En STi, selon les uns ; en 276, selon les autres. Cf. Susemlhl, p. 1S9. n. 19.
HiM. da la LItt. graeqna. — T. T. 15
jM,Googlc
226 CHAPITBE IV. — LA POÉSIE ALEXANDRINE avoir séjourné le plus habituellement. Il Gt pourLanl un séjour aussi auprès d'Anliochus, fils de Sôleucus, et se rendit à Alexandrie, où il se lia avec Caltimaque déjà vieux. Mais il revint auprès d'Antigone, à Pella, où il mourut. Sa mort fut probablement antérieure à 240, date de la mort d'Antigono; mais antérieure de peu de temps, puisque Callimaquc, moins âgé qu'Aratos, était pourtant déjà vieux quand ils se connurent.
Aralos était philosophe, mathématicien, érudit, poète. Il donna une édition dol'Odyssée '. 11 composa de nombreux ouvrages on vers et en prose, aujourd'hui perdus *. Parmi ses poèmes, on citait en particulier un Bi/mnc à Pan (\in avait été fort admiré d'Anligonc'. Mais il est surtout, pour nous comme déjà pour ses contemporains, l'auteur du poème didactique intitulé Les Phénomènes {^aivôjwvï), endcux livres. Dans le premier livre(7;i2 vers), il fait un exposé des notions astronomiques alors rôguantes ; le second (422 vers), cité quelquefois sous un titre distinct comme un ouvrage à part (AiocTi[iîÏ3ci, les signes du temps ou les pronostics), est un cours de météorologie populaire.
La poésie didactique,. en Grèce, remontait jusqu'aux origin:'s de la littérature, puisqu'elle avait eu pour initiateur Hésiode ; et depuis, au vi" et au v* siècle, elle avait été cultivée par unXénoplianc, un Parme nide, un Empédocle. Mais l'ouvrage d'Aratos, tout en se reliant à cette tradition, s'en sépare sur plus d'un point. Chez Hésiode, la poésie didactique avait été surtout l'interprète grave et religieuse d'une tradition impersonnelle. Chez les philosophes du vi' et du v° siècle, elle était la voix raisonneuse et passionnée de la raison individuelle marchant à la conquête du vrai. Chez Araitos, elle
). Fila m, p. 5Ï.