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blanccB. Le3 Définitions de Speusippo sont en réalité des descriptions. Plusieurs de ses ouvrages portaient sur ces ressemblances A(i& clioscs. Delàdes analyses minutieuses qui font songer à Arlstoto ou à Théophraste . — En métaphysique, il modifiait gravement la tUéoric des Idées ; à l'Idée unique du Bien, source et cause de tout, il subsUtuail les dix idées de Pythagorc, rangées en cinq couples : lini et inlini, pair et impair ', etc. Aristote le rapproche souvent des Pythagoriciens. On sait le goût de Platon lui-même pour l'école de Pythagore. Ses disciples devaient aller plus loin dans la mémo voie. — Ainsi, dès le premier successeur du maître, il est facile de noter plus d'une Qssure dans l'édiQce de la doctrine ptalonicicnnc.
Xénocratc, qui remplaça Speusippe comme chef de l'école en 339, était né à Chalcédoine '. 11 vintde bonne heure à Athènes et s'attacha à Platon. C'était un esprit lent, grave, opiniâtre, hautement moral, très doux, un peu lourd. C'est à lui que Platon adressait le mot célèbre : « U faut sacrilier aux Grâces '. » Il disait aussi que Xénocratu avait besoin de l'éperon comme Aristoledu mors '. Uuai>d Démétrius Poliorcète ferma les écoles de philosopliie, Xénocratc sortit d'Athènes, et le poète comique Alexis salua son dépari de ses railleries ^ Il muurut en 314, laissant de nombreux écrits. Il avait composé, selon Diogèue, des vers, des exhortations (nxpxivicsti;) et des traités (ouYyfiiAjtaTot). Chose curieuse, il n'y a plus do dialogues dans son n'uvre : chez un pla-
). Fragm. 19S. Cf. Aristote, Métaph.. I, 5.
!. Diofine Laircc, IV, b-iâ; Suidas. Fragmenta dans MuUacta, I. lU, p. 114-130.