Atbéaée. IV, 157, B. G(. Ouvré, p. 59 et suiv
i. Strabon. XVL S9 (p. ISS).
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258 CHAPITRE IV. — LA POÉSIE ALEXANDRINE gics postérieures, remaniements de celle-ci, allégées mal lieu rcuscment d'un certain nombre des pièces les plus anciennes et mises au goût du jour par l'addilion incessante do pièces nouvelles. Ce travail do remaniement. Commencé dès le premier siècle de Tèrc chrétienne, se continue encore, à Byzance, au x» siècle, avec Constantin Céphalas, et au xiv« avec Planudc. Nous y reviendrons plus loin, pour l'embrasser dans son ensemble. Toute cette bibliotbèque anlhologique a pour origine la Couronne de Méléagre, et il est juste de lui en savoir gré.
Mentionnons encore, sans y insister, deux [K>ètes un peu plus jeunes, Philodèmeet Arcbias, qui ne figuraient pas dans la Couronne primitive, mais que Philippe de Tliessalonique introduisit dans la nouvelle édition qu'il en donna sous les prensiers empereurs : on le voit par la préface en vers qu'il y avait mise, à l'exemple de Mé- Icagre '. — Philodème, né à Gadara comme Méléagre, est un philosophe épicurien que nous retrouverons plus loin ^ Nous avons de lui une trentaine d'épigrammes qui ne sont ni meilleures ni pires que beaucoup d'autres '. — Arcbias est lô poète épique, client de Ciccron, dont il a été parlé plus haut.
Avec Philodème et Arcbias, nous sommes arrivés aux contins de la période romaine. Malgréquelques chefsd'œuvre et quelques pièces au moins agréables rencontrés chemin faisant, il est clair que nous avons descendu une pento. La grande inspiration nationale dos âges classiques a disparu. La grande inspiration individualiste n'est pas née encore : elle s'essaie et la peinture de
i. Anlfiol. Pal., IV. 2.
a. V. ch. VI.