‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 19 sur 514 · Diog. L.. T, S9,et>rS · texte numérisé non relu

Diog. L.. T, S9,et>rS

Hi»t. d» l« Uti. gTMqu, — T. V. 3

jM,Googlc

obscures, composées surtout de commentateurs. Le plus connu est cet Andronicos de Rhodes qui donna au temps deCicéron la première édition complète d'Arislote'. Au reste, même dans la première génération, Tbéophraate seul mérite à proprement parler le nom d'écrivain. Les autres sont pluttH des savants, et le principal intérêt de leur œuvre, en dehors du fond des choses qu'ils nous apprennent, est de nous montrer comment la philosophie péripatéticienne, par lacuriosité universelle dont elle était animée, se trouvait amenée à s'étendre et à rejoindre en tous sens les disciplines les plus diverses, depuis la science des physiciens jusqu'à celle des grammairiens et des érudits. Essayons donc de dégager d'atxird la physionomie de Théophraste. Quelques brèves indications sufHront pour les autres'.

Théophraste était né à Érésos, dans l'ile de Lesbos '. Sa naissance est placée par Diogéne Laërce en 372. Il mourut en 287, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans*. Presque toute sa vie se passa à Athènes, oïl il était venu de bonne heure. Il y entendit d'abord Platon, puis Aristote*. C'est Aristote, dit-on, qui lui donna le nom de Théophraste : il s'appelait réellement Tyrtamos; son nouveau nom exprimait ia divine éloquence de sa parole *. On sait ce-

Page 1