‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 282 sur 514 · Hi<l., II · texte numérisé non relu

Hi<l., II

3. Ibid., II, 0, 19, j : 'tlxpnwvcn îà iornif cjoioiiovffrij «r.îAïo;, tr,v rlTiuriiav JuBîiciTiTiiijoi xai tô 1^1,11» xai to iCatpofttv toî pHri»""'! «>'

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assis sur son fauteuil ; mais lorsque le sujet y prêtait, il s'animait, se dressait brusquement, se frappait la cuisse, comme pour s'exciter lui-même. Il excellait daas les sujets médiqnes, où il jouait à merveille les rôles des Darius et des Xerxès ; nul ne rendait comme lui le mélange de hauteur et de naïveté qui convenait à des rois barbares'. Polémon, daas les moments pathétiques, bondissait de son siège et frappait du pied, nous dit Philostrate, « comme le coursier d'Homère »'. En fait, ces discours fictifs ressemblaient beaucoup à des discours de tragédie; celui qui les débitait incarnait en lui le personnage qui était censé parler; il était tenu, pour bien faire, d'exprimer par sa physionomie, par sa tenue, par ses gestes, le caractère qui lui était propre et les sentiments qu'il lui attribuait '.

Les séances oratoires données par le^ sophistes s'appelaient, d'un terme général, des montres ('ETiSai^Biî) ; expression qui servait aussi à désigner les discours qu'on y produisait en public. Ces séances, les sophistes les donnaient assez souvent dans la ville où ils résidaient ; par exemple, lorsqu'un personnage de distinction venait à passer et désirait admirer tour talent. Mais, non moins ordinairement, ils allaient se faire entendre dans les villes voisines, quelquefois fort loin de chez eux; car lo sophiste était voyageur ; il avait besoin de changer de public, pour ne pas s'user trop rapidement, et il y ga-

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