‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 351 sur 514 · GALIEN · texte numérisé non relu

GALIEN

y suivre Icsle^ons doPclops; il se proposait d'y entendre en même temps le platonicien Albinos '. Pélops était un dogmatique, et co fut lui qui eut le plus d'iafluence sur la direction générale des idées de Galieo. Mais Smyrne ne le retint pas dérmitivcment. Avide de s'instruire, il se rond bientôt à Alexandrie, qui était depuis plusieurs siècles un des centres d'études médicales les plus célèbres. Puis, d'Alexandrie, il vient à Rome, comme dans le Heu du monde où aflluaient le plus de savants et où se faisaient les réputations. Il était fort jeune encore ', car ce voyage eut lieu sans doute vers la ùo du règne d'Antonin, — mais c'était déjà un maître. II fit là ua cours de médecine pour les jeunes gens, qui eut, nous dit-il, grand succès. En outre, il donnait des conférences, où il ne craignait pas d'engager des polémiques avec les principaux représentants des écoles rivales '. Nous ignorons la durée exacte do ce premier séjour à Rome. Quand il s'en éloigna, ce fut pour revenir dans sa patrie ; et peut-être est-ce alors qu'il fut attaché, comme médecin et chirurgien, à la schola gladialorum qui s'y trouvait. En tout cas, sa réputation grandissait. Car en l65,àrâge de trente-quatre ans, nousle voyons rappelé à Rome par les empereurs Marc-Aurële et L. Verus '. Il y séjourna trois ans. Moins épris alors d'applaudisse* ments, il ne se prodiguait plus en public, mais il se livrait avec un succès croissant à la pratique de son art. En 168, les débuts de la peste qui allait ravager l'empire

1. Sur l'ordre de $n tcrilt.c. 3, et Sur te» propre* ouvrages, c. S.

i. Sur tes proprei ouvrage», o. I. Niosùv ïti (III. p. %, 1.5, Millier). La pb rase semble altérée par une transpositloD. qui, je crois, n'a pas encore été signalée. Les mots tjtaptov ïtot Syaiv mi tpisxoirt&i «totveot être transportés dans la phrase suivante et se rapportont RU second séjour. L'ensemble du passage le démontre.

3. Voir tout le chapitre cité, qui est plein de détails cvricui.

i. Sur te» propret oiitiragei, c. I. Lucius Verus était alors enOripnt, mais l'expression <tnh tûv ^xaiiiuv désigne naturellement un acie 4le l'antorltâ impériale, qui est censé commun aux deux empereurs.

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718 GHAP. V. — HELLÉNISME ET CHBISTIANISME le firent revenir à Pergame ; mais, presque aussilôl, un nouvel ordre impérial le mandait à Aquilée, où les deux empereurs passaient l'hiver avant de commencer leur campagne contre les (lermains. Il vit mourir L. Vorus en 169; Marc-Aurèlc, en partant seul pour son expédition, le laissa à Home, sur sa demande, pour y veiller sur la santé du jeune Commode '. Il semble y être resté assez longtemps. Mais à partir de ce temps, les événements de sa vie nous échappent. Pout-ètre revint-il à Pergame après ta mort de Marc-Aurële et y passa-t-îl ses dernières années. Sa vie, selon Suidas, se prolongea sous les règnes de Commode, de Pertinax et de Sévère, jusqu'à l'âge de soixante-dix ans. Si cela est exact, il serait mort en 201.

Personne n'a plus écrit que lui, et sur toute sorte de sujets. 11 avait commencé àécrire dès sa jeunesse, avant même de quitter sa ville natale, et il écrivit jusqu'à sa vieillesse *. Comme beaucoup de ses contemporains avaient de la peine à s'orienter, do son vivant même, au milieu de cette immense production, et comme en outre on faisait courir sous son nom des écrits qui n'étaient pas de lui, il composa, vers la fin de sa vie, deux opuscules destinés à prévenir les méprises: l'un a pour titre Sur l'urdre de mes écrits, l'autre Sur mes propres ouvrages. Tous deux nous sont parvenus, et c'est à ces opuscules naturellement <]u'il convient de se référer pour avoir des renseignements précis sur chacun de ces écrits en particulier '. II est impossible ici, non seulement de les étudier tous, mais même d'en donner la nomencla-

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