CHAP.VI— DE SEPTIME-SÉVÈRE A DIOGLÉTIEN
pas très pure, si la phrase est parfois d'une forme étudiée qui sont l'imitalioa et l'arliCcc, le style apourtaitt de la tenue, et même, çà et là, un certain éclat '. On sait gré à l'auteur de n'être ni sottement alfecté ni insipide, comme l'étaient les purs rhéteurs du temps.
Hérodienest resté pour nous le principal témoin d'une période agitée; et ce sont eo partie ses récils c]ue nous retrouvons dans ceux des historiens latins du temps de Diocléticnet de Constantin, tels que Sparticn, Lampride et Capitolin, qui ont raconté les mêmes événements.
Nous n'avons pas à nous arrêter ici sur d'autres historiens tout à fait secondaires du même siècle, dont il ne nous reste que les noms ou de courts fragments. Il suffit de nommer : Asinius Quadralus, qui écrivit en ionien VBisloire fie Home depuis sa fondation jusqu'à la mortd'Alexandre Sévère, et une Histoire des guerres des Parthes assez souvent citée ; * — Callinicos surnommé SuctorioSjAc Petra, en Palestine, qui enseignait la rhétorique à Athènes vers la fin du m" siècle et composa un recueil curieux de Récits Alexandrins, en dix livres (ITapi Tôv xoit' 'AiïÇàvSpsiOT icTOpiwv ptêXiot tixx) ' ; — Nicomaque et Callistratc de Tyr, historiens d'Aurélien *. — Seul, entre ces écrivains disparus, Dexippos mérite d'être signalé =. PubliusHercnnius Dexippos, d'Athènes, appartenait à la famille sacerdotale des Kéryces ; il vécut dans la seconde moitié du ni° siècle. Orateur et historien, ce fut aussi un homme public et un général éner-
1. Pholius, fod. 99, 1« loue avec excès, mais son jugement repose sur des impreBsiona justes.