‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 397 sur 514 · Ibid.. cb. XXIV el suiv · texte numérisé non relu

Ibid.. cb. XXIV el suiv

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824 CHAP.VI.— DESEPTIME-SÉVÈRE A DIOCLÉTIEN parties intimes de l'âme des contemporains, il est de nature k intéresser quiconque réHéchit.

Ce qu'il exprime d'abord, avec une force et Gne sincérité singulières, c'est le détachement des choses terrestres, le désir et le besoin de libérer l'àme du corps '. L'ascétisme grec, tel qu'il s'était développé depuis Socrate, chez Antisthène, chez Zenon, chez Kpictète, vient aboutir à ce livre comme à son terme naturel. Seulement, la rupture des liens matériels, t'indiiTérence aus' choses qui ne dépendent pas do nous, n'y sont plus présentées comme une fin, ni comme le suprême eObrt de la vie. Elles y sont posées en principe, comme la donnée préalable de toute philosophie. Le stoïcisme tendait à affranchir l'homme. Pour Plotin, cet affranchissement est le point de départ de toute activité intellectuelle et morale. Impossible de se mettre plus résolument hors du monde, de se jeter plus immédiatement dans l'idéal. Plotin, nous dît Porphyre, semblait rougir d'étro dans un corps, ^i^xet at7yuv(>;.L('v^ S-n îv «ûfjucrt tvn -. Voilà le parti pris fondamental. De là, l'élan premier et décisif, qui emporte toute la doctrine : nous avons affaire à un homme qui commence par rejeter l'humanité. Terme nécessaire d'une tendance née de l'hellénisme, mais destructrice du vrai esprit hellénique. Dès que la raison avait commencé à critiquer les conditions normales de la vie, à vouloir soustraire l'homme à la loi de la naturo, considérée comme une servitude, elle devait peu & peu en venir là. Plus les liens de la cité se détendirent, plus le mouvement se précipita. Dans les misères du m' siècle, dans le néant politique, dans la confusion sociale, il était fatal qu'un grand esprit le conduisit d'un

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