‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 40 sur 514 · Diog. L.. X, U. Cf. 9S-3S (débat de la LtUre à BéndoU · texte numérisé non relu

Diog. L.. X, U. Cf. 9S-3S (débat de la LtUre à BéndoU

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63 CHAPITRE II. — PHILOSOPHIE AU III" SIÉGLK i]ui nous onL élô conservées par soo biographe'. Telles sont aussi ses Opinions fondamentales (Kûpixi $ôÇal),i^galement conservées par Diogène, et dont le recueil, s"il n'a pas élé formé par Épicure lui-même, remonte au moins à ses premiers disciples, qui ont extrait de ses œuvres, d'une manière toute conforme à son esprit, la moelle, pourainsi dire, et la substance condensée de la doctrine. Kpicure, en effet, n'est plus du tout un spéculatif : c'est un maître de la vie pratique, un homme préoccupé d'établir les règles précises du bonheur. 11 ne demande à ses disciples aucune préparation scientifique ^. It ne veut pas faire d'eux des dialecticiens et des savants '. Ayant trouvé pour son propre comple le moyen d'être heureux, il l'enseigne aux aulres comme une sorte do religion pratique dont îl est le prophète et le grand prêtre *. Ses disciples, de leur côté, acceptent ses dogmes sans les discuter. Le néo-platonicien Numcnius, au sii-ond siècle de l'ère chrétienne, remarquait que l'Kpicurisme n'avait pas eu d'hérésies, et que toule altération de la doctrine élait condamnée par les épicuriens comme une faute, ou plutôt comme une impiété ^ C'est là, en Grèce, une grande nouveauté: car l'esprit grec n'avait pas coutume de s'enchaîner par des formules. Rien ne montre mieux, en revanche, lo caractère essentiellement pratique de la doctrine : la liberté des opinions est, en effet, un besoin

1. Ci^ !t.mt les letlres I et III dX'sener. ].a II", à Pylhoilos. est consiiii'r,jr> ou yùnéfal comme apocryphe. — Des aulres ouvrages d'Ë|>iriir<', il nous reste de 1res nombreuses citations plus ou moins littérales cliez les auteurs grecs et lallns.

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