Sur Origène. en général, Ilarnock, Gesch. d. AUchr. Lit
jM,Googlc
840 GHAP.VI.— DE SEPTIME-SÉVÈRE A DIOGLÉTIEN de Seplime Sévère (en 202). Son âme était déjà à la hauteur de son iutclligcnce. Lui-même exhorta son père Léonidas à ne pas faihiir par souci des siens; Lôonidas subit le martyre '. Clément avait dû, dans ces circonstances, délaisser son école. Si jeune que fût encore Origène. l'évèque Démétrios le choisit pour remplacer son maître ^ Il semble que sa nature ardenle ail traversé alors une période d'exaltation, pendant laquelle, si l'on doit en croire le témoignaji^e d'Eusèbe, il n'aurait pas craint de se mutiler lui-même '. C'est probablement quelques années plus tard, vers la fin du règne de Sévère, entre 20o et 211 environ, qu'il faut placer ses rapports avec le philosophe Ammonios Saccas, le fondateur du Néoplatonisme*. Puisque Ammonios, comme le rapporte Porphyre, fut d'abord chrétien, il parait probable qu'il l'était encore en ce temps > : Origène, dans sa ferveur, n'aurait pas choisi pour maître un homme qu'il aurait considéré comme un apostat ; Ammonios, jeune encore en ce temps, pouvait d'ailleurs demeurer chrétien de
i" parlie, t. I, p. 338-405. — Pour la biographie. Suidas nous donni^ dans son lexique, au mot 'Ûptyivr,;, (ontc nne sérto de nolices ein- I>runlôes à divers auleurs. La principale de ses sources est Eusèljc ; presque tout le 1. VI de Vllisl. ecclés. bk rapporte à Origéuc H se fonde sur des lettres ou sur lus souvenirs de tânioins oculaîves (VI, c. 2). Nombreuses mentions dans les historiens ccclésiastiques et dans Pbotius. — Rodepeimig. Origenei, eine Darstellung seines Lcbena und seiner Lobre, Bonn, 1841-i6: Frep|iei, Origine, Paria. 1868 et J81S.