Voyez, sur o
es denï oeuvres
ks
ottT. cité.
jM,Googlc
984 CHAP. Vli. — L'ORIENT GREC AU IV« SIÈCLE
Atlianase,en somme, quelque grande plate qu'il tienne dans l'histoire littéraire du iv* siècle, est plus intéressant encore par son rùle actif que par son talent d'orateur ou d'écrivain. 11 incarne mieux que personne les idées et les passions de son temps. Et ce (|u'il faudrait chercher surtout dans ses œuvres pour leur conserver tout leur intérêt, ce serait l'image des luttes et des intrigues au milieu desquelles il a vécu. A le considérer exclusivement au point de vue de la critique littéraire, oo se condamne à le diminuer, même en l'admirant.
A côté d'Atbanase et de ses adversaires, le grand mouvement de controverses dogmatiques du iv' siècle a suscité bien d'autres écrivains, qui ne peuvent figurer ici qu'incidemment.
Apollinaire, évoque de Laodicée en Syrie ', mort vers 390, un des écrivains ecclésiastiques les plus influents et les plus féconds de ce siècle, et lui aussi un des adversaires de l'arianisme, est surtout célèbre comme le chef de l'hérésie apollinariste, qui fut condamnée par le Concile de Constantinople en 381. Plusieurs écrits théologiques, longtemps dissimulés sous de faux noms, lui ont été de nos jours restitués *. Son plus important ouvrage de polémique était une Réfutation de Porphyre en trente livres, aujourd'hui perdus. En outre, il fut, avec son père, Apollinaire l'ancien, l'auteur d'une bien curieuse tentative de poésie chrélicjinc. Ce fut peut-être l'édit de Julien interdisant en 362 aux maî-
1. s. JûrOme, Dt virU illusti-., lOt, Bardcnhewer, J «3. Art. Apotlinariot, dans Pauly-Wiasowa.
2. ApoUinarii LaodkeDi quae aupersunt dogmatica (dana les Te.iU und Uniersucti. de O. v. GcLhart et A. Harnack, t. Vil, 3, t. 1S92}.
jM,Googlc
ÉCRIVAINS CHRÉTIENS SECONDAIRES 925 très chrétiens d'expliquer les auteurs profanes qui en fut l'occasion '. En tout cas, elle se prolongea bien après la mort de Julien et la disparition de son édit ; et, en fait, il parait plus naturel d'y voir un essai qui avait pour but de soustraire la jeunesse clirétienne à l'influence des auteurs païens. Apollinaire le pt'^re, ancien grammairien d'Alexandrie, devenu prêlre à Laodicce, avait versifié, dans la forme classique, de prétendus poèmes clirétiens, dont il ne subsiste rien. Son fils, non moins zélé, mit en vers l'histoire sainte jusqu'à Saul (xxiv chants), composa selon la formule d'Euripide et de .Ménandre des comédies et des tragédies, et ne craignit même pas d'imiter Pindare, Xous possédons de lui une Paraphrase des psaumes, en hexamètres, où le caractère propre de la poésie biblique s'efi'ace sous les réminiscences de l'ancienne épopée *.
Makédonios, père du macédonianismCj et Marcellus d'Ancyre, représentant et réformateur du sabellianisnie au IV' siècle, n'intéressent que l'histoire du dogme chrétien.— lien est à peu près de môme de Didyme l'aveugle (de 3!0 à 395 environ), malgré l'influence qu'il exerça comme chef de l'école d'Alexandrie au iv' siècle, et malgré le mérite de ses écrits. Adversaire de l'arianisme dans son traité .Sur /a rrinï/e (Ilepi Tpii5o;}, il s'était montré le disciple d'Origène dans ses nombreux ouvrages exégétiques, et il fut condamné plus tard comme origéniste^ Mais s'il importe de le signaler ici, c'est surtout parce que nous voyons, grâce à lui, se perpétuer à travers tout le iv siècle la méthode alexandrine de l'interprétation allégorique, si curieuse par la
i. Sozotnène, Hitt. tccl., V, 18.