Jacobs, Anlk.. t. XIII, p
*. Voy, Anth. Pal.. IX, 381.
jM,Googlc
Comme od pouvait s'y attendre, ie vi' siècle est plus largement représenté dans le Cycle d'Agatliias. Autour de lui, figurent les poëtosdcla cour d'Anastase, de Justin et de Justinien. Tous avec le même genre d'esprit, plus ou moins apprêté et précieux, tuus très imbus de rhétoriiiuc, mais quehjues-uns non dépourvus de qualités réelles. Mourris de Callimaquc, de Théocritc, des épigrammalistes anciens, ils font preuve encore de goût et de Qnessc, ils ont du trait et parfois du sentiment. Le tour de leur style est assez élégant, leur phrase poil-tique bien dégagée' leur versification soignée, quoique affranchie en général des règles rigoureuses de Nonnos. — Agathias lui-même, comme une sorte de chef d'école, figure là avec une centaine d'épigrammes- qui sont parmi les mieux faites. Sa marque propre est un certain pédantismc, qui d'ailleurs ne l'empêche pas d'être agréable le plus souvent, II tourne coquettement un madrigal, il sait dire joliment de petites choses, ce qui est le propre du genre. Outre ses épigrammes, il avait composé divers poèmes, un entre autres intitulé Aaçvi«:«i en neuf livres (Antli. de Jacohs, iv, p. 13)'. — Marianos. d'Éleuthéropolis en Palestine, patrice sous Anaslasc, avait paraphrasé en iambes, selon Suidas, une partie des œuvres de Théocrile.d'Apollonios de Khodes.de Callimaquc, d'Aratos, de iS'icandre. Nous n'avons de.lui que cinq épigrammes, d'un style médiocre. C'est le moindre poêle de ce groupe*. — Makédonios de Thessalonique ', grand personnage, consul même, a dû être un des beaux esprits les plus remarqués de l'entourage de Justinien : il excelle à tirer un court développement d'une métaphore qu'il développe adroitement : le savoir-faire et le tour ingénieux s'allient chez lui à l'élégance naturelle.
t. Suidas, 'A^afliat.
!. Suidas, Majiiavdc.