C. MQIler, Gtoar. grmci min. iBibl. Didot), t. I. p
2. C. MUller. Geogr. Gr. min.. II, p. XLII et *11. Cf. l'art. Agallif nerui de Berger dans t'anly-Wistwwa.
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GÉOGRAPHIE : ETIENNE DE BYZANCE 10:25 ouvrages faussement attribués à Agathémère sont eu réalité anonymes et de date inconnue'.
Seul entre ces géographes d'extrême décadence, Etienne do fiyzance a mérité quelque renom ^. Postérieur à Marcien, qu'il cite, mais antérieur à Hermolaos de Constantiiiople, qui fit sous Justinien un abrégé de son dictionnaire, Etienne a dû vivre dans la seconde moitié du V" siècle. Grammairien de profession, il composa, sous forme de lexique, un ample recueil de notices de géographie historique, en une soixantaine de livres environ, qu'il intitula, les Ethniques ("EOvixà). Ce recueil, facile à consulter en raison de sa disposition alphabétique, était destiné surtout à fournir immédiatement aux lecteurs de» poètes ou des historiens les renseignements qu'ils pouvaient désirer; et, pour réaliser son intention, le savant grammairien donnait, à propos de chaque nom de peuple ou de chaque lieu célèbre, non seulement des indications géographiques, mais aussi des aperi^us historiques et biographiques, tirés des meilleurs auteurs et accompagnés parfois d'intéressantes citations '. Si l'œuvre en elle-même n'était guère originale,
1. àiâf-ioaiii £v èiciTO|iri tfi; tv t^ sçalpi -jtiayfafiai, C. Mûller, même Yot-, p. iSS ; médiocre essai, où sont résumas, non Bans erreur, les principes de )a cartographie de Plolémâo; — TRoTÛaugiï y'utP'f Eoi< év inico^^, G. Millier, même vol.. p. VU. compilation très inégale.
3. Nous n'avons sur lui aucune notici! biographique. — L'édition la plus compléta est celle da G. Dindorf, Stephanui Byiantiia eum annoialionibus L. Holtlenii, A. Berkelii et Th. dt Pinedo cum Guil. Dindorfii prafalione, 4 vol. avec une planche, Leipzig, ISS^. Ëdillon de Westermann en un toI., Leipzig, Teubner, 1838. Édition inachevée de Meineke, Berlin, 1850. le premier vol. seul paru,
3. Une note k la Qn du ms. de Goislin (voy. la noie suivante) définit ainsi le contenu da l'ouvrage : Ilip^ «iUuv vV^v ti Tia\ iSvûv
I^puv T( Mal (UTWvo|iaiT^a; ital tûv cvttDfiiv nap^ifltiviav lïvixôiv ti hciI TOKHcCv xal KTiiTiiiûv Ôvoiiûtuv. Etienne avait emprunté beaucoup à l'ouvrage de Oémétrius Magnés llipl Û)iuviJ)iluv n6>ciuv et à celui d'Hérennius Philon lltpl niXeuv xal «3; ixàvci) «ùtiûv tvlifouc ijviyxtv HiKoir* de U Litt. grecqna. ^ T. V. 65
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1026 CHAP. VIJI. — LA FJN DE L'HELLÉNISME
elle dénotait du moins de la science, de [la méthode, du goût el une curiosité intelligente des chosesdu passé. Son plus grand tort était peul-ètre d'être trop savante pour son temps. Cela la condamnait à être abrégée, et elle le fut au vi' siècle, comme nous venons de le dire. Cet abrégé d'Hermolaos nous en a conservé la substance, mais eu la réduisant à de secs énoncés. De l'oeuvre primitive, il ne reste qu'un petit nombre d'articles isolés, qui suffisent à la faire regretter '.
Cet affaiblissement de l'esprit critique, qui mène alors l'histoire profane à la plus profonde décadence, n'est guère moins sensible dans la philosophie, malgré certaines apparences, et y produit les mêmes ell'ets.
Ce n'est pas qu'on ne rencontre encore au v* siècle des intelligences capables de dialectique, d'analyse subtile et même de puissante synthèse, par exemple celle d'un Proclos. Mais à cotte philosophie manque toujours davantage le sens de la réalité. Elle ne sait plus s'attacher ni à l'étude <lu monde, ni à celle de l'àme ; elle a
(voy. plus haut, p. 885); mais, an oulre, il avait puisé, directement ou indirectemeol, dans lea œuvres des principaux géogrnphea et historiens (Ben. Niese, De Slephani By:aiilini auctoribia, Kiel, 1873). Pour le plan, il s'était inspiré d'ouvrages antérieurs aujourd'hui disparus (par exemple, du Lex. géogr. de Clitarqne d'Ëgine, Elym. ila<jn., £21-31). En matière grammaticale {orthographe et accentuation, dérivation des noms, etc.), il se rattachait à Hérodien qu'il cite fréquemment (A. Lentz, Herod. reiiq., Leipzig, 1867, t. I, p. 153).
I. L'art. 'IGiipta, cité en entier par Const. Porphyrogcnèle dans son De adminialrando imperio, ch. \iiii, et la série d'articles qoi -vont du mot &û|t7] au mot Aiiiiov, conservée dans le ms. de Coialiu {coll. Coiatianus sive Seguierianiisi E. Miller, Joum. </ra Sor.. t838). L'article AuSùvii est particulièrement intéressant : il a été éJité par Gronovius, Lpj-de, 1681 et Schirliti, Sctiulseit., 1828.
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