Voir plUB haut, p. lOOO et
3. Eudoeis Augustm rtliquim, éà. A. Ludwich, Bibl. TeabDer, Leipiig, 1891.
4. E. Bouvy, Poèteietliélodei,li\aiea,lS%6;Biirdenhewet,Patrol., |S6.
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1006 CHAI'. VIII. — LA FIN DE L'HELLÉNISUE part, elle use de la vcrsilîcalion dite « rythmique », fondée sur l'accent tonique et non sur !a quantité. Elle a sa place marquée dans une histoire de la littérature chrétienne, mais non dans une histoire générale de la littérature grecque.
Nous voici donc arrivés au terme de cette longue élude qui embrasse une succession ininterrompue d'environ dix-sept siècles. Elle a commencé dans la Grèce primitive, préhistorique, avec les prédécesseurs mal connus d'Homère; elle vient s'achever dans les cloîtres d'Orient, vers le temps où Héraclius prend parti pour les Monolhélites et laisse démembrer son empire par les Arabes.
C'est en effet entre les mains du clergé que tout ce qui reste de littérature est à peu près concentré à partir du vil' siècle; aucune forme de pensée ne subsiste, qui ne soit marquée des préoccupations ecclésiastiques. Par suite, tout le mouvement des esprits est circonscrit dans des disputes d'orthodoxie. Plus de recherche^ plus d'essor libre d'imagination, plus de philosophie ni d'éloquence. L'hellénisme a cessé d'exister, et le byzantinisme lui succède.
Mars cet hellénisme, qui disparaît, demeure en réalité comme un des éléments les plus durables et les plus importants du patrimoine moral de l'humanité. Enveloppé d'oubli, ou mal compris et mal apprécié pendant plusieurs siècles, il reparaîtra au temps do la Renaissance avec un éclat admirable; et il sufGra qu'il reparaisse pour que te monde soit transformé. Par lui, le moyen-âge prendra (in tout à coup; et voici que, dans une société avide de pensées et de connaissances, il jettera, comme une semence féconde, toutes les idées qui constitueront un jour la science et la conscience modernes. Une puissance merveilleuse sortira de lui :
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piiissanco de recherche el puissance de créatioo à la fois; tout un afflux de poésie, de morale, de religion humaine, de beauté; un rayonnement soudain de vérité, qui éclairera tous les problèmes, ou qui les fera brusquement apparaître; une force irrésistible, qui secouera les préjugés, qui ébranlera mémo les institutions sociales, el qui poussera l'homme vers Tavenir. Rien de pareil, si l'on y songe, n'a été vu nulle part. Les autres grands mouvements qui ont agité l'humanité se sont affaiblis peu à peu ou transformés. Maïs l'influence de l'hellénisme, une fois restaurée, n'a jamais diminué en réalité; car les autres influences qui peuvent paraître lui succéder dans le monde moderne procèdent de la sienne et n'en sont que la continuation. Et cela tient & une raison bien simple : c'est que l'hellénisme n'avait été que le développement libre de la nature, en ce qu'elle a de meilleur et de plus nécessaire. En le retrouvant, l'humanité n'a fait que se retrouver ellemême et que renouer sa tradition.
FIN DU TOME CINQUIÈME ET DIîRNlER
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TABLE DES MATIÈRES
PÉRIODE ALEXÂNDBINE
InlroductioD : transformation politique du monde gr«e; coDBéqnences littéraires ; les divi'rs centres Intellectuels
T. AthéneH. Conditions politiques nouvelles; les genres littéraires, le nonvel esprit atlique; le nouveau dialecte attique - .
II. Les antres capitales littéraires : Alexandrie; Pergame. Les centres secondaires (l'^s'e-Mineure, la Sicile, les Iles, Antioche, Tarse, etc.). Les dialectes poétiques et la xaiviî .
ni. Conclusion. Esprit général de cette période littéraire ; qualités et défauts ; ressemblances et différences avec les époques antérieures et postérieures. Méthode à suivre dans l'exposition de cette histoire
CiiAPiTRB II. — La philosophie y\i m* siéclb.
bibliographie
Introduction