‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 87 sur 514 · SuBemihl, I, p · texte numérisé non relu

SuBemihl, I, p

3. Notice de Suidas. — Sur Ërutosthcno géographe, la source principale eat StraboD, dana ses Pmligomènti. Cr. Marcel Dubois, Examen de la géogf. de Slrabon, p. S6S-2tl3. Mais Éraloethène est aussi uu chronographe et ud érudit. Sur l'eusenibie de ees œuvres, cf. Beruhardy, Eratostheixica, IJcriiu. ISSi, et les pages de Susemihl, I, p. 409-t3B. — Les fragmenta géographiques sont presque tous dans Strabon. Lee fragm. cbronographiques ont été publii^s par C. Mûller (Didol), à la fin de l'Hérodote. Les fragments poéliques ont été publiés par HiUer. Eratoilhenis carwiirtum retUquiae. Leipzig, 1S73. — Noue avons, bous le uom d'Ëraloethène, un ouvrage ordinairement intitulé KciTcivnpiaiial, qui n'est qu'une compilation apocryphe sur les cousleliations et les mythes qui a'y rapiiorleat. Ed. d'A. OHvieri, dans les llylkographi graeci (TùVibnet), t. III, 1837.

jM,Googlc

ÉRAXOSTHÈNE 121

F.ratostliène naquit à Cyrènc dant; le premier quart du m* siècle >. 11 fut à Alexandrie l'élève de Callimaque, puis se rendit à Athènes pour étudier la philosophie. Il y entendit peut-être Zenon de Cittion; en tout cas, il connut le stoïcien Arîston et l'académicien Arcésilas, qu'il vantait fort tous deuj*. Celte impartialité montre assez qu'Ératosthènc n'était l'homme d'aucune secte : il combattit même Ariston dans un de ses écrits sans cesser d'avoir du goût pour le stoïcisme. Après un long séjour à Athènes, il fut, vers i'âge]de quarante ans, rappelé par Ptolémée Évergète à Alexandrie, pour y diriger lacélébrc Bibliothèque après la morl de Callimaque. Il passa dans ces fonctions de bibliothécaire toute la Gn de sa vie, qui s'étendît jusqu'aux premières années du second siècle '.

Ératosthène fut un homme universel, à la fois géomètre, géographe, chronographe, philosophe, philologue et même poète. Ses ennemis raillaient cette universalité, ordinairement inséparable d'une certaine médiocrité : ils l'appelaient pentathle, parce que les athlètes qui s'exerçaient à ce genre de combat n'étaient les premiers dans aucune spécialité; ou encore ils le désignaient par la seconde lettre de l'alphabet (B), qui exprime en grec le chiffre2. Ces railleries, d'ailleurs inoSensives. avaient peut-être quelque justesse quand elles s'appliquaient à ses productions poétiques ou philosophiques. Ses petites épwpées intitulées Bermèsel Anterinnys (récit du mcu rtre d'Hésiode et de la punition qui frappa ses meurtriers), son élégie A'ÉTtgone (relative sans doute à la culture do

1. Suivant Strabon {I, p. IS), il connut Zânoa de Cittion. Suivant Soldas, il naquit dans la ISS* Olympiade (ÏTe-i73|. Cea deui affirmations ne sont pas exactemant concitiables, car ZAnon mourut vers 260 an plus tard.

Page 1