‹ Histoire de la littérature grecque (volume 5)Chapitre 241 sur 261 · Scol. de Piudare, Pyth., VI · texte numérisé non relu

Scol. de Piudare, Pyth., VI

SH CHànTBE XI. .

donnée fictive était certainement fort propre & corriger l'aridité naturelle des préceptes en y mêlant un élément dramatique ; il eat fâcheux qu'aucun Fragment ne nous permette d'apprécier l'importance de cet élément. Toujours est-il que le poème semble avoir joui d'une grande considération dans l'antiquité. Pindare y faisait allusion : « On dit qu'autrefois dans les montagnes le fils de Phily ra donnait au jeune Achille privé de ses parents ces conseils: d'honorer d'abord entre les dieux le fils de Cronos, maître redouté des éclairs et de la foudre ; puis de rendre aux auteurs de ses jours le respect et les devoirs réglés par les lois étemelles '. j> Aristophane plus tard tournait en parodie quelques passages du même poème; et un poète de la comédie moyenne, Phérécratès, l'imitait d'une manière non moins irrévérencieuse*. Quintîlien enfin le citaitencore comme faisant autorité en matière d'éducation*. Personne avant le grammairien alexandrin Aristophane de Byzance n'avait mis en doute qu'Hésiode n'en fût l'auteur*. Cette question d'authenticité nous échappe aujourd'hui complètement.

Il parait certain que les Préceptes de Chiron, ainsi que y Ornithomantie , étaient anciennement rattachés aux Travaux, et que ces divers poèmes ainsi groupés formaient ensemble un corps de poésie hésiodiquc'. C'était sans doute à cet ensemble, ainsi qu'on l'a supposé avec beaucoup de vraisemblance, que s'appliquait la dénomination de Grands Travaux ( Mey»'-"

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