‹ Histoire de la littérature grecque (volume 5)Chapitre 58 sur 261 · Pausan.y X, 7; Proclus, chez Photius, cod · texte numérisé non relu

Pausan.y X, 7; Proclus, chez Photius, cod

religieuse apolliniennc, venue à Delphes des îles grecques de la mer Egée.

Ce qui nous esl rapporté de Philanimon et de Thainyris se réduit également à peu de chose. Tous deux nous sont représentés comme des Thraces * ; ils doivent donc élre rangés dans cette classe de chanteurs sacrés que la Piérie avait vue naître et qui de là s'était répandue dans la Grèce continentale ; mais, comme nous venons de le remarquer, tous deux, malgré cette origine, nous sont donnés comme des esprits ouverts aux nouveautés musicales et poétiques. Philammon passait en outre pour avoir institué les mystères de Lerne et appartenait ainsi à la série des initiateurs du culte de Déméter et de lacchos '. On lui attribuait aussi des nomes lyriques analogues à ceux de Terpandre * ; il est à peine besoin de dire que cette attribution provenait évidemment d'une confusion entre les hymnes sacrés dont nous venons de parler, chants d'un caractère grave et monotone, plus narratifs que lyriques, et les compositions musicales déjà beaucoup plus savantes de Terpandre. Quant aux dates, les anciens plaçaient la vie de Philammon dans la période antérieure au retour des Héraclides * ; le vieux poète aurait donc été un contemporain des dynasties achéennes du Péloponnèse.

Thamyris, qui passait pour le fils de Philammon, a un peu plus de célébrité que lui. Par la légende mythologique de son origine, il se rattachait à la

1. Suidas, <^iXa{x|jLwv, @i[L\jpii; Iliade j II, 594; Strabon, VIII, 25; Julien, Epist., 41.

2. Pausan., II, 37. Cette tradition est d'ailleurs considérée par Pausanias comme peu fondée.

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