EE © À
satyrique était alors en médiocre faveur auprès du public et qu'on le conservait surtout par un sentiment de respect envers une vieille tradition religieuse. Nous ne pouvons ciler de ce temps que l’Héraclès salyrique et l’'Hermès d’Astydamas!,le Thersite de Chérémon?, le Lycurgue de Timoclès *, enfin lAgen de Python, que l’on attribuait aussi à Alexandre Ie Grand, et qui fut joué devant lui, probablement en 327, aux Dionysies célébrées sur les bords de l’Hydaspe #. Cette pièce était pleine d'allusions à la fuite récente d’Harpalos. Ellerévèle donc une tendance nouvelle du genre, qui devenait satirique au sens moderne du mot, c’est-à-dire agressif ct moqueur.
Au delà de cette date, nous perdons à peu près complètement la trace des satyres. Toutelois les témoignages d’Athénée sur le Ménédème de Lycophron * prouvent que, même dans la période alexandrine, ce genre, quoique singulièrement déchu, subsistait encore sous son ancienne forme. De même que lAgen, et plus directement encore, celte pièce de Lycophron se rapportait à un personnage contemporain, au philosophe Ménédème; néanmoins on y voyait paraitre Silène et ses enfants, comme au temps de Pratinas. Un certain Sosithée nous est désigné d’autre part dans une épigramme de Dioscoride comme un restaurateur du même genres. Enfin une liste de vainqueurs aux Charitesia d’Orchomène, dressée vers l’an 200 avant notre ère, contient le nom d’un poète de Satyres (rowmtns oarüpuy), Aminias de Thèbes, avec celui de l’acteur Dorothéos de Tarente
. Athénée, X, p. 411 A et XI, p. 496 E.
. Suidas, ‘Qs oùy Érépywv et Stobée, Eclogæ, I, 6, 7. . CIA, II, 973.
. Athénée, XIII, p. 595 F.
. Athénée, X, p. 420 B. et Diog. Laërce, II, 140.
. Anthol. Palat. VII, 707.