Cf. notamment fr. 172, 173. ù
3. A. Müller, Griech. Buhnenalt., p. 314, n. 2, et 317, n. 3 et 4. Diog. Laërce, VIII, 99, à propos d’'Eudoxe, poète de la comédie nouvelle : Nixaç &otimaç pÈv tpeïs, Anvarnas DE mévre.
4. Eschine c. Timarque, 157 : Ilpwnv ëv roïç xar’ &ypovs Aiovusiorc XHBHÈGY Ovrwv év KoXvr&. Cf. CIA, II, 585 (inscription de l’année 312) : Arovvaiwv tots xwuw0oç Tois Aitwvhouv ëv T® Dedtpw.
5, C'est du moins ce qui est attesté pour l’année 388 par la notice du Ploutos d’Aristophane, et pour les années 354 et 353 par une inscription, CIA, II, 972.
Hist. de la Litt. grecque. — T. III. 39
nombre, pour que le peuple n’y perdit rien. Plus tard, aux cinq comédies nouvelles, on adjoignit une comédie d'un ancien auleur, qui était représentée d’abord; cet usage n’est attesté jusqu'ici que pour le n° siècle !,
En dehors d'Athènes, la comédie profita, comme la
tragédie, du goût de plus en plus répandu pour les représentalions dramatiques. Les villes grecques, les rois de Macédoine, et, à la fin du siècle, les chefs des nouveaux États, issus de l'empire d'Alexandre, tinrent à honneur d'attirer les auteurs en renom et de faire jouer, sur leurs théâtres à eux, les pièces à la mode ?. Les sociétés d'acteurs, qui se formaient alors, les portèrent ainsi de scène en scène. Il est même probable qu’un certein nombre de
pièces nouvelles furent composées pour ces représenta-
tions. Toutefois, alors comme auparavant, les grandes réputations continuèrent à ne se faire que par l’opinion du public athénien.
La différence la plus apparente entre l’organisation de la comédie nouvelle et celle de la comédie ancienne
résulle de la disparition du chœur que nous avons expli-
quée plus haut. Il est malheureusement fort difficile d’être précis sur ce point. D’une manière générale, nous savons par les témoignages anciens que la comédie nouvelle se passait de chœur. Pourtant quelques fragments nous prouvent que cet usage nouveau n’était pas une règle absolue*. Dans le 7rophonios d’Alexis, cinq vers encore subsistants { étaient adressés par le coryphée ou