Iliade, chant VI, Teri 467 et Boivanls
LES RHAPSODES. ki
littat guère, quels qu*en soient ks inconvénients. Les ptiens ont conservé leurs hiéroglyphes avec une invinciabstioation, en dépit même de la conquête, rejetant et èabet punique des Hycsos, et Talphabet cunéiforme des ses, et les alphabets perfectionnés des Grecs et des Ro- Bs : s'ils finirent par écrire comme tout le monde, c'est nd il n'y eut plus d'Èg}'pte ni de peuple égyptien que s Thistoire. Les Chinois ne sont pas près d'échanger sleUres sans nombre contre un alphabet plus simple et j rationnel. Quoi ! dirai-je encore, les Phéniciens ont , dès les temps les plus reculés, des établissements sur les les côtes de la Grèce ; ils ont communiqué aux Grecs aile d'Astarté, devenue si gracieuse chez les poètes sous le D d'Aphrodite; ils ont avec les Grecs de perpétuelles re- OQS de voisinage et de commerce; et c'est au bout de le ans et plus que les Grecs s'aperçoivent qu'ils peuvent [ininler aux Phéniciens quelque chose de plus précieux leurs marchandises, et même que la pourpre du Tyr ; et Grecs, qui ont négligé pendant tant de siècles de peindre jeux les mots de leur langue, ils attendent qu'Homère chanté et que leur poésie soit à l'apogée, pour se mettre école des barbares, et pour apprendre d'eux les lettres de phabet ! Quant à moi, j'aimerais mieux cent fois, hypo- Fepour hypothèse, admettre que les peuples primitifs de irèce, ces Pélasges dont les monuments nous frappent ore d'admiration, n'ont pas été dénués de la connaisce et de l'usage de l'écriture alphabétique , ce merveil- I et tout-puissant véhicule de la pensée, e terminerai par une observation bien simple, c'est qu'il fait telle sorte de poésie, dans ces temps où l'écriture babétîque était soi-disant inconnue, qui précisément lait pas faite pour être chantée, et qui ne pouvait que rir manuscrite de main en main. Je veux parler des ibes. Se figure-t-on ces violentes satires oii Archiloque it distillé sa rage contre Lycambès, déclamées en public le poète, ou même par un rhapsode? Elles n'ont pu tomque tard dans le domaine de la rhapsodie, quand ce aient plus pour les auditeurs que de beaux vers; quand
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Lycambèd et Archiloque n'étaient plus^ et que le teitips avait emporté avec lui lés Tiolentes passions dont &*était inspiré le poète lambique.
Je n*ai pas tout dit, tant s'eti faut, sur une question si controversée ; mais j'ai presque regret à ces pages qui eussent pu être fructueusetnent remplies. Peut-être eussé-je dû me borner h élever une fin de non-receVoir contre le paradoxe que j'ai pris la peine de combattre. Ce n'est, en définitive, qu'un des échos du scepticisme historique du dernier siècle. On conçoit que ceux qui niaient l'authenticité du Pema(ei*què aient appliqué leurs théories aux œuvres de l'antiquité profane. Pour eux la civilisation n'était dans le monde qu*uné nouvelle venue; l'histoire du haut Orient n'était que fables, et les monuments du génie des vieilles races qu'impudentes supercheries de faussaires. Le& merveilles mêmes de l'Egypte des Pharaons ne les pouvaient convaincre que l'humanité eût depuis longtemps le don de faire de grandes choses. Nous n'en sommes plus, grâce à Dieu , à cette critique misérable qui rétranchait aux pyramides de Memphis deux mille ans de leur existence; qui soutenait que Manéthon, Sanchoniaton et Bérose étaient des lioms sans réalité, et leurs ouvrages tant eités par les historiens, des contes imaginés à plaisir^ et jetés en pâture à la crédulité des lecteurs. Nous avons vu sortir du néant Ninive disparue depuis vingt-cinq siècles , et nous avons contemplé les œuvres de l'art assyrien. Nous savons la date des pyramides, et de monuments bien plus anciens que lés pyramides mêmes. Nous pouvons lire de nos yeux, toucher de nos mains des papyrus, je dis parfaitemetit authentiques , couverts d'une écriture très-bien formée, et qui sont antérieurs de plus de hiille ans à la naissance dé Moïse. Le système d'écriture n'importe nullement : ce sont des manuscrits* Aussi Moïse tious paraît-il quelque peu moderne, eu égard à cette prodigieuse antiquité. Qu'est-ce donc d'Homère^ qui a dû vivre si longtemps après Moïse? Et si Moïse, l'homme du désert, le chef d'une race errante , a laissé des écrits, et non pas seulement une tradition orale, comment peut-on affirmer que, eitiq siècles et plus après Moïsd^ et chez une nation où flo-