I. Arifltophnne, Crenonilles, ver» <0R7 etsniTanti
L*art d'Eachyle n*éUtit paa nn pm cet homme extraordinaire» autre i parle Platon , qui ae sert à sa guise à\ rés, }e ne. crois donc guère à ce mot i c Eschyle fait ce qui est bien , mais « phocle tenait ce langage , il faut le d'injustice. Hais ce que Sophocle eût son , c*est ce qu*un pareil mot donoi sonne n'a jamais su, mieux que Sop) Sophocle est Tariiste par excellence , tous à préparer TeSet qu'il veut pro moyens en vue de la fin. Il n*est pas dii Eschyle, des invraisemblances quelqu comparaisons fausses , des images out bizarres ; défauts bien plus rares poui et rachetés par combien de qualités 1 1 au blâme, et n*a pas même ces instan race pardonne à Homère. C*est la perfe donnéàThomme de la réaliser; non p de défauts, qui est le pire de tous les semble continu de heautéa, et dan^ t
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et s'éteindre. » H ne faut pourtant pas prendre au pied de la lettre ces yives ^xpressionSt Sophocle a la modération dans la force : voilà à quoi il les faut réduire. Les héros qu'il peint n'ont plus rien de titaniqu^ n\ de gigantesque ; mais ce sont toujours de vrai$ héros. Ils sont au-dessus de nou^, mais non pas trop loin de nous ; et rien de ce qui les con«ceme ne nous est étranger. C'est l'homme idéal, plus beau, plus noble que la réalité , mais qui s'en rapproche parce qu'il n'est exempt ni de faiblesses ni d'erreurs , et que l'ipfortune ne le trouve jamais complètement insensible à ses atteintes. Avec Sophocle » le ton de la tragédie est descendu k cette jii&te limite où la poésie conserve encore la grandeur et la dignité, et où déjà nous trouvons en elle ce que nous aurions pu penser et ce que nous aurions pu dire. l.a diction de Sophocle est loin de resseml^ler ^ celle des prosateurs, beaucoup moins loin toutefois que celle d'^lschyle. Ce ne sont plus les impétueux élans du dithyrambe, les tours ei,traordinaires, les mots volumineux; mais Sophocle n'est guère moins difficile à lire qu'Eschyle même : il emploie les termes de la langue dans le sens étymologiqqe, bien plus que dans leur acception vulgaire; et l'esprit est forcé àcheri^er au-dessous 4^ la surface , pour trouver la pensée du poète. Sophocle n'a pi ^tte clarté ni cette fluidité dont le dotent certains critiques, si ce n'est dans quelques récits où il semble avoir voulu rivaliser avec Euripide de faciUté et d'abondance oratoire. Ses chœurs sont d'un style non moins ftavant que toute cette ancienne poésie lyrique dont avait hérité la tragédie ; mais le pathétique y domine , et surtout une gràeeet une douceur ineffables : beai|coup de ses odes, même considérées en soi , et indépendamment de l'action où elles concourent, peuvent être comptées parmi les chefsd'œuvre de la muse lyrique. Sophocle a mis dans le choix des mètres les plus propres à l'expression des sentiments affectueux un soin délicat dont notre ignorance même peut encore saisir les heureux e£Pets. Les Athéniens donnaient à Sophocle le nom d'abeille attique ; et ce nom, qu'il méritait, nous pouvons nous-mêmes en apprécier la justesse et l'exquise convenance.
^...•'«^ y lit lA/iiofci utfc uii ctiaciiiuic \
de VOrestie. Que si trois des pièces se font k peu près suite Tune à Ta à Colone , Antigone , il n*y a rien li trois pièces n*ont pas été composée!
représentées le même jour. Mais les assez d*étendue pour suffire, chacun plet développement d*une action, et les exigences de Tesprit du spectate sont p^us nombreux que dans ceux point assez pour diviser l'intérêt et m sion. Tout ce que la fable comporte d ties s*y déroule successivement, mais encombre, sans aucune surcharge i réglé d'une manière calme et ferme sauts , rien n'y rappelle les brusques rée et de l'espace qu'Eschyle s'est per non et dans les Evménides, Sophocle trait unique, dans le dessin des carac se développent eux-mêmes avec Tact peu leur âme ; on ne les connaît tou ment, et après qu'ils ont passé par fait subir le poète.
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dsns le dialogue un habile usage du troisième înlertocuteur. C'est par le dialogue )t trois qu'il aime à faire saillir les oppocitions de caractères, et à mettre dans toule sa lumière la graudeur du principal personnage : ainsi Cbrysothémis à cdié d'Electre, Ismène & cAié d'Aniigone, ont une valeur poétique , dans l'économie de la fable , que le système dramatique d'Eschyle n'aurait pu l«ur donner. Quant au dialogue à deux, je ne saurais faire de Sophocle un plus bel âoge qu'en disant qu'il a dignement suivi tes traditions d'Eschyle.
«racMIca de ■•Fk*el«.
Sophocle avait composé plus de cent pièces de théâtre. Il nous reste sept tragédies, qui sont toutes des ouvrages de son âge mûr ou de se vieillesse , et dont la plupart ont été citées par lea anciens au nombre de ses cbefs-d'ceuTre. Dans l'ordre chronologique, ou de composition, ces tragédies se rangent comme il suit : Antigone , Electre, les Trachtniennes, Œdipe-Roi, Ajar, PhilocUU, Œdipe à Coltme. Les Déments des aulres pièces , tragédies ou drames satyriques, ne sont pas 1 rès-con s idé râbles.
Quelle que soit la date ti laquelle on fixe la naissance de Sophocle, il avait plus de cinquante ans à l'époque de la représentation de y Antigone; et cetie pièce, selon un témoignage autbenlique, éiait déjà la trente-deuxième de celles qu'il avait fait représenter. Elle fut mise au théfttre vers les années 442 ou kkO avant notre ère ; et tout nous prouve qu'elle eut un prodigieux succès.
Antigone se dévoue à la mort , pour rendre à son frërt Polynîce les honneurs de la sépulture. C'est la femme-hé* n» ; mais, malgré la décision et l'austérité de son caractère, c'est la femme encore. Son ILme est tout entière dans sa réponse à Créon, à propos du crime commis par Polynice contre Thëbes : ■ Mon cœur est fait pour aimer, non pour haïr*. • Quand sa mort est décidée, elle pleure sa jeunesse, elle pleure les joies de la vie et les douceurs inconnues d'un
lecRon profonde dnémon, et mène, et la làchetë même det obéissent sans résistance aux < savent que gémir sur les malhe^ V Electre est le même sujet qu'i Choéphores; mais ici ce n'est pic joue le principal rftie. Oreste n*e$ eute : la pensée de vengeance, rigueur, sont dans Tàme d'ÉIect Texcès sa juste haine pour la meu n'est plus, elle ne veut plus êtr Mais Fart du poète nous fait entr< sentiments qui ulcèrent son cœur elle tient k son sexe, surtout soi sont ceux précisément dont Sopho< à nos yeux (es résolutions plus q volonté , et pour préparer le parric d'un époux par une épouse adulti que le succès de VAntigone n'ait ir la mapière dont Sophocle a trait< prédominance absolue, trop abso d'Electre , semble comnie une exe dans VAntiim^* nh»^— *■- *