SOPHOCLE
ployé, durant ce commandement, de grands talents mili-*taires. Mais une armée qui avait Périclès à sa tête pouvait se consoler de ce que Tauteur dMn^i^one n'était à la guerre, comme le prétend Ion de Chios, qu'un homme aimable et d'une conversation charmante. Et pourquoi d'ailleurs les Athéniens s'étaient-ils avisés de se figurer qu'un grand poète devait faire un bon général; non pas seulement un bon soldat , comme avait été Eschyle , mais un homme capable de commander à des soldats?
La vieillesse de Sophocle fut admirable de noblesse et de sérénité. Platan, qui l'avait vu sans doute chez son père, cite un mot de lui , au commencement de la République, qui prouve que Sophocle avait su vieillir : il se félicitait d'avoir secoué depuis longtemps le joug des passions sensuelles. Et cette sagesse ne dut pas être sans influence et sur sa longévité, et sur ce merveilleux phénomène d'un esprit qui a toujours été grandissant, et qui n'a touché son apogée qu'à i'ige ordinaire de la décrépitude. C'est à quatre-vingts ans et phtô que Sophocle a composé le Philoctète et YCEdipe à Colone. B mourut en 406, à quatre-vingt-douze ans, ou tout au moins à quatre-vingt-neuf, dans toute la plénitude de ses facultés et de son génie.
On conte que, peu de temps avant sa mort, son fils lo- }dien chercha à le faire interdire, comme atteint d'imbécillité ou de folie. Il parait qu'Iophon était jaloux de l'affection extrême de Sophocle pour un de ses petits-fils, né d'Âris-> ton, et nommé Sophocle comme son aieuI, et qu'il craignait de perdre sa part de l'héritage paternel. La cause fut déférée au tribunal des phratores, espèce de justice municipale; et les juges, après avoir entendu Sq>hocle, donnèrent tort à bpbon. On dit que Sophocle se borna, pour toute réponse aux imputations de son fils , à lire aux juges quelques pas* sages de Y Œdipe à ColonCy qu'il venait de composer, et entre autres le chœur où les vieillards de Colone énumèrent à OEdipe toutes les merveilles d'une contrée chérie des dieux. Peut-être toute cette histoire n^a-t-elle rien d'authentique ; peut-être lophon est-il resté jusqu'à la fin un fils respectueux et dévoué. Mais, si le chant des vieillards d^ C^V^tl^
oinitrée riche en coursiers : c'est ( sons. Lk gémissent, dans de verdi de rossignols à la voix mélodieusi lierre, sous l'épaisse fouillée de fruits divers, où ne pénètrent jam cil ne soufflent jamais les vents gla cesse le joyeux Bacchus, escorté dei
« Sans cesse la rosée du ciel fait le narcisse au calice gracieux , anti grandes déesses S et le safran à la < ces du Céphise ne tarissent jamais, en abondance à la rivière qui serpe sans cesse et chaque jour ses eaux passant le vaste sein de la terre. N ne dédaignent cette contrée, ni Yéni
c II y a aussi un arbre, tel qu*il dans la terre d'Asie , ni dans la grai lops*; un arbre que n'a pas planté croit sans culture ; devant lequel re mies'; qui nulle part ne verdoie ph contrée : c'est l'olivier au pâle feu l'enfance \ Jamais chef ennemi, ni j tirpera du sol avo*» •- — -'