‹ Histoire de la littérature latine au temps d'AugusteChapitre 12 sur 32 · I -uo- I -^u I -u I i · texte numérisé non relu

I -uo- I -^u I -u I i

Maecenas atavis édile regibus.

14'' Précédée d'une base et de deux chorïambes» elle constitue le grand asclépiade, qui a seize syllabes :

I — uu— I — uu— I — uu I — ^^ I y^

Nullam, Vare, sacra vile prius severis arborem,

vers que je choisis à dessein comme exemple» parce qu'il est exactement d'Alcée :

MiQÎàv if/.Xo çjTsuTrj^ Tzpiitpo"* îévîpiov i\xT:i'k(ùi'

Fragm., 44, Bgk.

15** Précédée d'une anacruse et d'une dipodie trochaïque, elle donne Valcaïque hendécasyllabe.

Permilte divis cetera; qui simul

(1) Les cinq espèces de vers désignées sous les no* 10, 11.12, 13 et 14 soat rattachées souvent au métré chorïarabique : on mesure alors le n* lOptr un choriambe et une syllabe; le no 11, par uo spondée, un chorlambeel une syllabe; le n» li, par un spondée, un choriambe et un ïambe; Ien«l3, par un spondée, deux chorïambes et un ïambe ; le n* 14, par un spondée, trois chorïambes et un ïambe.

UVBE TROISIÈME. CU. V, 2. 219

Logaédiques (Tripodie)

16* La tripodie logaédique à ello seule constitue Varistophanien ;

Lydia die per omnes.

VT" Précédée d'une dipodie trochaïque» elle donne le vers saphique :

— u I I — uo.| — u I — u «

Scandit aeratas vitiosa naves II, 16, V. 21.

18* Précédée d'une dipodie trochaïque et d'un choriambe, elle forme le grand saphique :

— u I I —ou- I — uu I — u I — î^

Cur timet flavum Tiborim tangere? Cur olivum

Logaédiques (Téfrapodie)

19* La tétrapodie logaédique, qui est le redoublement pied par pied de l'adonique, donne Vakaïque décasyllabe, quo d'ordinaire on appelle simplement le logaédique.

— uu I -uU I -u I -^ Vis rapuit rapietque génies.

Il, 13, V. 20.

(1) Ce vers, qui est hendécasyllabe, comme Talcaîque proprcmeot dit, a beaucoup de rapport avec lui. C'est à ce point que, si Ton déplace la dernière syllabe d'an saphique pour en faire la première, on le transforme en «Icaiqae. Dans ce saphique, par exemple,

Cârdi/nës. Aû/dîs minus / et mi/nûs jam

d le sens permettait do déplacer le mot^am, on aurait Taicaîque :

Jâm / Câr<fî/në8. Aû/dîs minus / et mi/nus.,

Ces dix-neuf espèces de vers se trouvent réparties d'une manière très inégale dans l'ensemble des Odes et y donnent lieu à bien des sortes de combinaisons. Il y a de ces poèmes composés d'une seule espèce; d'autres, de deux espèces formant des distiques; d'autres enfin, ou bien de deux espèces alternant dans la proportion de 3 à 1 ou bien de trois espèces.

Toutes les odes d'ailleurs, de Tavis le plus communément adopté *, se divisent en strophes de quatre vers. Une cependant fait certainement exception : c'est l'ode IV, 8, en petits asclépiades, dont le nombre de vers n'est pas divisible par quatre '. Une autre peut aussi être mise à part à cause de la grande incertitude qu'elle soulève : c'est l'ode III, 12, en vers ioniques mineurs, dont il vient d'être question et qui, si l'on adopte la combinaison proposée, avec raison, ce nous semble, par L. Quicherat', serait en strophes de trois vers :

Simul unctos Tiberinis huroeros lavit in undis Eques ipso roelior Bellerophoqte, Neque pugoo, neque segnt pede victus.

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