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BIBLIOTHE Due nr
DAMYERSITÉ DE SM:
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360 L'Har. xvi.
pour les matelots. Malheureusement, toutes les farines et subsistances de la garnison étaient dedans. J'ai été obligé de faire commander toute la garnison, pour aller le long de la côte pêcher les barils, dont partie étaient défoncés. Sans cette pêche aux barils, nous aurions risqué de mourir de faim, n'ayant aucune ressource, puisqu'il ne restait que six ou huit barils de farine dans le magasin du fort.
“Ce coup de vent était si furieux, que s’il avait continué quäräfite-hüit-heures, comme font pour l'ordinaire tous les ouragans, nous aurions été inondés ; mais, par bonheur, il n’a soufflé que douze heures, et avec tant de force, que la moitié de l’île Dauphine a été emportée, et que plus de trois cents bêtes à cornes ont été noyées dans cette ile. Nous en avons perdu une plus grande quantité, le long de la côte et aux Pascagoulas. Ce qui dérange extrêmement les pauvres habitants de ce quartier.
“Un effet presque incroyable de la force du vent, c’est qu’il y avait un canon de quatre livres de balle, qui était
couché sur le sable, devant le corps de garde de Pile «
Dauphine. Le vent l’a poussé à dix-huit pieds de l’endroit où il était. Ce qui a été attesté par tous les gens de l’île.
“Ce çoup de vent.prit le 11 septembre, et cessa vers midi, n’ayant duré que douze heures. 7 Mais quoîque sa durée n’ait pas été longue, il a causé bien du ravagé. Tous les vivres et voitures ont été jetés ? ‘ôte; noire levée, qui était en très bon état, est mainte..ant délaboée, Pour surcroît de malheur, il revini, ie 18, un autre ouragan, qui a achevé de perdre le reste des vivres que le pyemier avait trop endommagés. Cr dernier, qui était du N. N. E. accompagné de grandes pluies, a fait déborder toutes les rivières, qui ont ravagé et détruit presque toutes les plantations des sauvages, depuis la Caroliré
jusqu'ici. Ce qui nous oblige de faire venir des Alibp
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