Nouvelle Manière d'élever l'e par D. Papin. Cassel
u par la force du feu,
bit LA MACHINE A VAPEUR SIMPLE.
avait joint à son mémoire. Il représente une chaudière a d'où la vapeur se rend, par le robinet c, dans le cylindre n où elle doit agir. Le piston flottant h, qui fait simplement office de matelas pour empêcher la condensation brusque de la vapeur par son contact avec l'eau, refoule celle-ci dans le récipient r7\ formant ainsi une sorte de chambre à air et servant à rendre l'écoulement de l'eau sensiblement uniforme.
Cet écoulement se fait par le moyen du tube g qui l'élève à la hauteur voulue. Une nouvelle quantité d'eau est introduite par l'entonnoir k, après la condensation de la vapeur en u, et l'opération du refoulement recommence.
Cette disposition constitue évidemment un pas en arrière. Après s'être acquis l'honneur d'avoir imaginé la première machine à vapeur de la forme type universellement appliquée depuis, Papin compromit sa gloire en montrant qu'il ignorait lui-même la supériorité de son système sur ceux qui existaient alors, et en cherchant vainement à perfectionner l'invention bien inférieure d'un autre.
Plus tard il essaya d'appliquer la machine à vapeur à la propulsion des vaisseaux ; nous reparlerons de cette tentative au chapitre de la navigation à vapeur.
Déçu encore une fois dans ses espérances, Papin retourna en Angleterre pour renouveler connaissance avec les savanu de la Société royale ; mais Boyle était mort pendant son séjour en Allemagne, et le malheureux inventeur découragé mourut en 1710, sans avoir vu pratiquement réussir une seule des nombreuses et ingénieuses machines qu'il avait imaginées.