‹ Histoire de la mâedecine et des doctrines mâedicalesChapitre 95 sur 119 · DE L'ÉTAIN INTRODUIT PAR PARACELSE · texte numérisé non relu

DE L'ÉTAIN INTRODUIT PAR PARACELSE

Jusqu'au xvie siècle la médecine n'avait pas eu recours à l'étain. C'est Paracelse qui, le premier, l'a fait entrer dans la thérapeutique

540 niSTOIRE DE LA MÉDECINE

où il est resté. Il a préconisé ce remède dans les maladies vermineuses et il le donnait en pondre, brûlé avec du sel marin et de l'asphalte, pour le mêler ensuite à du sang-dragon et à de la coloquinte (1). Sprengel dit aussi qu'il le donnait dans Phydropisie et dans la jaunisse.

MEïtCURIÀLIS ET LES VÉSICATOIRES

Archigènes, Aetius et Aretée ont parlé de l'emploi des cantharides à l'exlérieur comme agents de vésication, mais leur usage n'était pas resté dans la thérapeutique. C'est seulement au xvie et au xvne siècles que la Vésication Cantharidienne a été remise en honneur surtout par Mercurialis, qui s'en est servi dans plusieurs cas de fièvre putride. Malheureusement, le succès n'ayant pas répondu à son attente, il s'éleva contre lui un sentiment de réprobation qui le força de renoncer à ce moyen. Ce n'est qu'un peu plus tard à la fin du xvne siècle, sous l'influence des travaux de Rivière et d'Ettmuller, confirmés par Lind, que les vésicatoires cantharidiens furent de nouveaux employés et, à partir de cet instant, l'Empirisme ayant assez généralement consacré leurs avantages, ils sont devenus d'un usage habituel en médecine.

Baglivi est un de ceux qui ont le plus insisté sur les indications qui exigeaient l'emploi de ce moyen. Dans un traité spécial sur l'usage et l'abus des vésicatoires, il a essayé de montrer (lib. I,p. 10:2) qu'il ne fallait pas s'en servir dans les fièvres inflammatoires lorsque la langue était noire et sèche, et dans les fièvres avec tendance à la putridité ou à la gangrène. Il n'approuvait leur emploi qu'à la fin des inflammations, lorsque la diathèse inflammatoire avait presque disparu et qu'il n'y avait pas de septicité. C'est encore là ce que l'habitude des malades démontre tous les jours au médecin.

Page 1