‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 158 sur 327 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

XV. — Louis-JosEPH DE Madaillan-Lesparre, seigneur comte de Chauvigny puis marquis de Montataire, capitaine souslieutenant des gendarmes de la garde du roi, maître de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, lieutenant pour le roi au gouvernement de la ville de Rennes, épousa le 7 juillet 1718, Anne-Julie de Béchameil, fille de Louis de Béchameil, marquis de Nointel, conseiller d'Etat, et de Madeleine-Hyacinthe le Ragois de Bretonvilliers. Ce mariage avait été traité le 22 juin. Voici l'analyse de l'acte.

Mariage de haut et puissant seigneur, messire Louis-Joseph de Madaillan de Lesparre, chevalier, comte de Madaillan, enseigne de la compagnie des gens d'armes de la garde du corps ordinaire du roi, fils de haut et puissant seigneur, messire Amaury de Madaillan de Lesparre, chevalier, comte de Chauvigny, seigneur de l'Isle, d'Athée, Ravalay, Livré, La Motte Cheorchin, La Chapelle Craonnaise, Les Fougerais, La Ragotière et autres lieux; et de haute et puissante dame Suzanne du Boisguéhenneuc, son épouse, assisté et autorisé de haut et puissant seigneur, messire Philippe de Madaillan de Lesparre, chevalier, marquis de Madaillan, son oncle, au nom et comme fondé de procuration spéciale desdits seigneurs et dame de Chauvigny — Et de demoiselle Julie Béchameil de Nointel, fille de messire Louis Béchameil, chevalier, marquis de Nointel, conseiller d'Etat ordinaire, et de dame Madeleine Hyacinthe le Ragois de Bretonvilliers, assistée du seigneur son père. Les biens des époux seront en commun. Au nom de son frère et de sa belle-sœur, le marquis de Madaillan garantit à l'époux, son neveu, les donations que lui ont faites ses parents, et la succession de dame Léa du Boisguéhenneuc dame de Boispéan, sœur aînée de la mère de Louis-Joseph. Celui-ci garantit à sa future six mille livres de

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rente, au cas où il n'y aurait pas d'enfants vivants de leur mariage et lui assure son habitation, sa vie durant, dans un des châteaux de telles terres qui se trouvent lui appartenir. Le seigneur et dame de Nointel donnent à leur lille i=so.ooo livres, dont so.ooo en rente sur les aides et gabelles, 20.000 en rente sur le clergé..., etc. Pour toutes clauses et conditions les parties s'en remettent à l'autorité du scel et à la juridiction du Chàtelet de Paris (i).

Ce contrat fut passé devant Mathurin du Royer, notaire royal à Craon.

Louis-Joseph de x^Iadaillan se trouvant, par ce mariage, à la tête d'une grande fortune, racheta Montataire, en juillet 1725, au conseiller Moreau pour la somme de 150.000 livres, non compris le mobilier qui fut évalué à part. Il releva le titre de marquis de Montataire. Ainsi cette magnifique terre, vendue en 1679, dans un moment de mauvaise humeur, revint aux Madaillan et comme le dit le baron de Condé, sortit de robe pour rentrer en épée. Mais ils n'en devaient pas jouir longtemps.

" Le nouveau propriétaire eut un procès à soutenir avec le '< maréchal de Luxembourg, ou plutôt avec sa succession « représentée par Charles-François Frédéric de Montmorency.. " au sujet du fiel d'Arquinvillers... Une rendit, que le 12 juil-

I. LiK' (xpciiitioii de ce tuntrat se trouve aux archives du grand séminaire d'Auch, n" i:^2i>. l.e Bêchaineil liont il est ici question est celui qui n donné son nom à certaine sauce blanche. Saint- Simon parle de lui comme d'un homme d'esprit, ra'finé, fort riche, ayant un goût exquis en tableaux, pierreries, bâtiments et jardins. Il lui altribuj; les plus belles choses de Saint-Cloud. Le roi le consultait souvent 11 avait l'ait de prodigieuses dépenses au château de Xoinlel, en Beauvoisis. Ce ch.àteau fut acheté en 17S9 par le prince de Condé qui le réunit à son domaine de Clermont. (Voir baron de Condé, ihid., pp. 44g, 4Soi. Léa de Boisguéhenneuc dontil est question dans ce contrat de mariage était sans doute veuve u'un Boispéan, des seigneurs de Boispéan, paroisse de Fcrcé, évéché de Kennes tniiiii Xantcsl qui descendent d'un croisé en 1548. Ils portent : ù.irIrU aux ' fl 4 d' urgent scmt àe lleiirs de lis d'.ifur, ,iiix 3 cl 1 d'jrgfiil frclté de giieiiUs. rArmori.il de Bretagne). Cette famille existe : le chàtaeu de Boispéan lui appartient encore. La commune de Fercé, canton de Rougé, arrondissement de Chateaubriand, est voisir.c de l'Anjou.

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