CHAPITRE aUATRlHME
« cogitatio pro defiinctis cxorare ut a pcccatis solvantitr. » (, r).
A la même date nous trouvons un bail à nouveau fief fait par « R. P. en Dieu, messire Jeoffroy d'Estissac évesque et seigneur 'c de Maillezay abbé des abbayes de Cadouin en Sarladais et de « Celles en Poitou à noble Pons de Carbonnier, du moulin dit de « la Salève sciz sur la rivière du Dropt » (2).
Geoffroy qui aimait beaucoup son frère Bertrand, le perdit en 1522. Le 5 juin 1526, en qualité '< d'oncle curateur et légitime « administrateur de la personne et biens de Loys d'Estissac son « neveu, seigneur baron dudit lieu, de Cahusac, Monclar, Saul-
« cignac il nomme le sieur de Byderan, capitaine de la
« chàtellenie de Saulcignac en reconnaissance des bons et « agréables services » rendus à feu Bertrand d'Estissac son frère et à son neveu Louis (3).
Les registres municipaux de Bergerac font plusieurs fois mention de l'évêque de Maillezais. Au mois de mai 1526 il était en Périgord avec son neveu Louis. Les jurats envoient de grosses carpes « à MM. d'Estissat et de Mailhezes » à Montclar. Le messager ne les rencontre pas ; on l'expédie à Puyguilhem et de là à Lauzun. Ils « remerciarent fort la ville » de son attention ; quant aux carpes, étant donné les moyens de locomotion de l'époque, on pense en quel état elles durent arriver (4).
Le 12 novembre 1530, la jurade paye iv sols vi deniers « pour « fere habiller Lartilharie de la ville et la charger, pour la venue « de MM. de Maihazais et Estissac, à les reculir » (5).
Le 2S juin 1536, il était en querelle avec les consuls parce qu'il voulait faire descendre ses vins, en toute saison, par la Dordogne. Les consuls résistaient pour ne pas violer la coutume qui exigeait qu'on ne fit point circuler les bateaux chargés de vins, en amont du pont de Bergerac, avant la fête de Noël (6).